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Je voulais absolument voir ce qu’était devenu la musique que mes potes et moi-même chantions dans la cours du collège. Parmi cette musique, il y avait le groupe Nickelback qui avait connu un énorme succès à l’époque avec la BO de Spiderman ainsi qu’avec le titre « how you remind me ». Qu’est-ce qu’on a pu emballer là-dessus.

Mais aujourd’hui, c’est avec « No Fixed Address » que le groupe vient étoffer sa discographie déjà bien fournie depuis le début des années 2000. Un album plein d’ambition, destiné à remettre la bande à Chad Kroeger sur le devant de la scène. Il est d’ailleurs à noter que ces temps-ci sont propices au retour de figures populaires marquantes des dernières décennies. Cette petite parenthèse nostalgique fermée, il ne nous reste plus qu’à nous pencher sur la bête.

La production est ricaine, aucun doute là-dessus. Chaque son a été aiguisé, de la caisse claire chargée de réverbération à la guitare agressive, accordée un bon ton en dessous par moment. On n’est pas dans l’approximatif. Pour l’univers artistique, on se situe entre du Thirty Seconds to Mars avec des morceaux fédérateurs comme « The Hammer’s Coming down » et l’accent mis sur les percutions, et des groupes comme Seether avec une chanson comme « Million Miles An Hour » qui me fait personnellement penser au titre « Fur Cue » du groupe précédemment cité.

Pour le reste et ce malgré une production aux petits oignons, je regrette que l’ensemble paraisse si froid. Des tracks lisses qui manquent de sincérité. Il est clair que des titres comme « Miss You » trouveront écho dans la bouche d’adolescent(e)s en mode chagrin d’amour, mais le côté un peu trop commercial du produit ne m’a pas particulièrement emballé.

L’intention du groupe de vouloir revenir en force est clairement lisible. La diversité des registres atteints par les compositions du band, notamment avec la présence de cuivres dans « Got Me Runnin’ Round », est en revanche à saluer. Malgré tout, l’accumulation d’informations ainsi condensées déséquilibre le résultat final. Où veut-on en venir ? C’est la question.

Toucher une multiplicité de publics. Tel semble être l’objectif de Nickelback qui offre un album qui manque de chaleur, même avec une production aussi solide. Je garderai pour ma part le titre « Sister Sin » qui m’a un peu plus enthousiasmé que le reste du CD. Mais nul doute que le groupe trouvera ou retrouvera ses fans avec cet essai.

Republic Records / Mercury / Universal

www.nickelback.com/

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