Nous nous sommes rendues en Norvège pour une nouvelle édition du Midgardsblot, à une heure approximative de la capitale de ce beau pays. On nous avait promis beaucoup de belles choses, qu’en est-il ? Révélation dans cette review !


Jeudi, premier jour du festival, nous sommes arrivées reposées pour l’ouverture, préparées pour l’occasion. La cérémonie d’ouverture, dans la vraie tradition viking, invitait tous les gens volontaires à participer en se marquant au sang devant la Gildehalle, bâtiment entièrement reconstruit de ses fondations et pièce maîtresse du Midgardsblot. Moment très solennel qui a laissé place à un véritable sentiment d’unité qui est resté présent durant tout le festival.

Le premier concert auquel nous avons assisté est celui d’Abyssic, malheureusement incomplet, Makhashanah, bassiste, ayant eu un empêchement de dernière minute. Cela n’a pas empêché Abyssic de mettre en transe le public s’amassant de plus en plus devant la petite scène nommée Kaupangr. Les 45 minutes de set sont passées très vite, et une légère pluie nous a fait fuir vers les tentes où se trouvaient comme par hasard les bières.

Une tournée plus tard, on se retrouve à nouveau devant la Kaupangr pour assister au live de Mork, concert d’une force brute incroyable. Comme référence de genre, on pourrait nommer Dark Throne pour vous donner un repère. A nouveau uniquement 45 minutes, une bonne claque dans le visage, et un retour au bar. Treha Sektori a malheureusement été annulé, donc notre soirée s’est terminée plus tôt que prévu.

Vendredi, nous avons pu assister à nouveau à  des concerts d’excellente qualité. On vous présente volontiers les live nous ayant le plus impressionnés. Sur la scène principale, nommée Valhalla, Rotting Christ nous a présenté un concert qu’on peut qualifier uniquement d’incroyable. Pour ma part, il s’agit du meilleur concert auquel j’ai assisté à ce Midgarbsblot. Les grecs étaient en pleine forme, le son était excellent, le public était au taquet. Il n’y avait clairement rien à redire, que ce soit au niveau de la setlist ou autre.

Leur ont suivi sur la même scène un groupe qui est réapparu d’entre les morts après une longue absence, on nomme Dimmu Borgir. La foule était dense afin d’assister à leur show, et oui ça en valait la peine. Laissant parler leur musique en proposant une setlist axée au début plus sur leur album le plus récent, ils ont ensuite mis le paquet pour entraîner même leurs fans les plus anciens. De la qualité à la pelle !

Après peu de sommeil, le samedi s’est annoncé comme dernier jour du festival et le plus chargé. Dès notre arrivée sur le terrain, une pluie et un vent tempêtueux nous ont chassé dans le Midgard Vikingcentre pour une conférence à l’heure de midi d’Einar Selvik, que vous connaissez certainement comme étant à l’origine de Wardruna. Durant de séminaire, Einar s’est ouvert et nous a partagé ses secrets sur la création de la musique et des instruments pour Wardruna. La salle de conférence était comble, mais nous avons pu tout de même écouter à ce séminaire hautement intéressant.

A la suite du séminaire et d’un petit moment pour rester encore au chaud, nous nous sommes rendus à l’ouverture du festival en se battant contre les éléments. Nous nous sommes réfugiés dans la Gildehalle, et avons pu écouter une saga expliquée par un conteur vous entraînant réellement dans l’histoire. Cela a permis au temps de s’éclaircir à notre sortie de la Gildehalle, et de pouvoir assister à une bataille viking devant la scène principale. Nous nous sommes ensuite rendues dans le village viking afin de se dégourdir les jambes et de profiter du beau temps qui gagnait lentement mais sûrement du terrain.

Départ ensuite vers la petite scène pour Nytt Land, groupe de folk nordique originaire de Russie pour un véritable voyage spirituel. Ensuite nous enchaînons par Hamferd, groupe originaire des Îles Féroés, sur la grande scène. Leur doom metal est ficelé par la voix incroyable de Jón Aldará, qui balance entre le chant et les gutturaux déchirants.

Retour vers la Kaupangr blindée pour le set d’Einar Selvik, seul sur scène pour jouer des titres de Wardruna et de sa carrière solo. Il prend le temps d’expliquer la signification de chaque titre, et sa voix accompagnée d’un seul instrument d’époque nous fait voyager dans le temps avec douceur.

On enchaîne à nouveau directement sur la grande scène avec Ensiferum, groupe finlandais qui arrive à nous déclencher un circle pit pour la première fois du festival. Monstre ambiance !

On termine niveau concerts par Watain, qui bien sût ne fait pas dans la dentelle : les photographes et la première ligne se sont retrouvés éclaboussés de sang grâce à l’allonge de Erik Danielsson, la scène brûlait de partout, les lumières nous aveuglaient dans tous les sens et la musique nous faisait siffler les oreilles. Un concert final endiablé !

La clôture du festival était symbolisée par le Ragnarok, signe de renouvellement dans la mythologie nordique. En bref, un festival magique avec des gens incroyables, tout le monde est accueillant et il y a toujours quelque chose à faire. On profite pour dire merci aux organisateurs qui nous ont chouchoutées du début à la fin, et qui ont assuré que ce festival reste dans nos mémoires pour toujours. A l’année prochaine !

Nous avons bien entendu immortalisé l’évènement à travers l’objectif de Maud Robadey. Les clichés sont à suivre!

www.midgardsblot.no

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