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J’aime les gros hits, les grosses guitares, les voix puissantes, les rythmiques martelées avec conviction et les basses ronflantes comme un moteur de moissonneuse batteuse…et c’est justement ce qu’à à nous offrir aujourd’hui Hell Of A Ride. On pourrait toujours disserter des goûts et des couleurs de chacun, mais il me semble qu’en toute bonne foi, il me parait bien difficile de nier la qualité de ces onze titres.
Les divers progrès réalisés depuis leur début ne sont pas qu’une illusion et cet album en est la preuve irréfutable. Le reproche que je pourrais faire (et c’est bien le seul) vient de ce son à l’américaine qui manque selon moi cruellement de chaleur…mais le style pratiqué est en adéquation avec ce qu’ils veulent nous offrir et si ce premier opus ne peut être perçu comme novateur, puisque reprenant une recette déjà établie, il a le mérite non négligeable d’être une franche réussite avec des fondamentaux parfaitement maîtrisés.
Si il ne faut pas encore sortir les trompettes et le tableau d’honneur, c’est tout simplement parce qu’il nous reste à la fin de nos écoutes répétées l’impression que cette graine peut encore pousser pour parvenir à l’excellence. Mais tâchons d’être réaliste, dans le paysage musical français, peu de groupes nous proposent ce genre de gros rock US et nous tenons là une excellente sortie.
Au milieu de titres plutôt classiques, voire convenus (ce n’est pas un reproche), quelques belles surprises viennent se glisser et les chansons s’articulent autour d’une ambiance digne d’un stade. Nous avons le droit ici à une dégustation de baffes et autres uppercuts bien sentis et calibrés au riff près. Ajouter à cela un sens mélodique avéré et quelques solos dont la simplicité quasi primaire n’ont rien à envier à leur efficacité et vous aurez alors en main tous les matériaux de base de leur édifice.
Leur force est de ne pas tomber dans la redite malgré un respect des codes, et ils font ce qu’ils savent faire sans l’esbroufe, ni prétention inutile. L’énergie quant à elle est communicative, donne plus envie de se relever que de rester à terre et ils sont sans aucun doute aussi capables de vous sortir du lit avec le sourire sans problème.
Séduisante mais pas racoleuse, percutante sans être repoussante, mélodique sans être mièvre, chaque note a été posée là où elle doit être pour déclencher en nous un plaisir immédiat, instantané et sauvage. Chaque titre s’offre avant toute chose des refrains et des couplets convaincants, amplifiés jusqu’à l’explosion mais pourtant étonnamment faciles à digérer. Il y a du Stone Sour ou du Alter Bridge en eux et en ossature, les tubes côtoient en trompe l’œil des vraies fausses balades qui vous scotchent les tympans sur le lobe de la jouissance collective.
Efficace sur le long terme, puissant mais non dénué de subtilité, au final Bête Noire n’est que l’aboutissement d’un long processus commencé en 2011. Voici venu le moment fatidique de la note et c’est donc avec un quatre étoiles bien mérité que je vous recommande chaudement ce premier opus des parisiens, qui effraiera sans doute les fans de Christophe Maé et laissera de marbre ceux de Slayer.

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