Creeper – Sex, Death and the Infinite Void

Le rideau s’était refermé en 2018 sur un show annonçant la fin du groupe. Il vient de se rouvrir, laissant découvrir une nouvelle facette musicale et visuelle des Anglais. Une mascarade inspirée de Bowie (qui avait fait pareil en 1973 avec Ziggy Stardust), influence majeure citée par le groupe, qui se fait sentir dans l’ambiance parfois glam. Mais à la première écoute, ce sont leurs autres influences qui sautent aux oreilles : l’ombre de A.F.I. et des Misfits n’est jamais très loin, mais c’est surtout à My Chemical Romance que l’on pense, en particulier sur le titre ‘Annabelle’. L’album de quinze titres, dont une intro et trois intermèdes vocaux, s’articule comme un album concept et pourrait tout à fait être décliné en comédie musicale, racontant une histoire d’amour à l’issue sanglante. La voix off des intermèdes musicaux n’est autre que celle de Patricia Morrison (Sisters of Mercy) !

Si le chanteur Will Gould sait se diversifier et passer à une voix de crooner sur ‘Poisoned Heart’ ou pousser l’octave à l’occasion, on est aussi ravis d’entendre la voix d’Hannah Greenwood, claviériste, sur quelques titres. Mention spéciale au clavier qui pour une fois est bien mis en avant et utilisé à bon escient, chose de plus en plus rare. On se retrouve donc avec un album regorgeant d’urgence emo un peu teenager mais sachant varier les styles autant que les émotions avec créativité. Par exemple sur ‘Cyanide’ où on se laisse surprendre par un rythme bien groovy. Si Tim Burton devait choisir un groupe de rock pour une de ses bandes originales, Creeper serait sûrement un des invités d’honneur avec son image horrorpunk emo et sa grandiloquence théâtrale.

Note 5/5

www.creepercult.com

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