5503_795644073891939_219772373035126036_n
Ces dernières années ont été pour le moins contrastées pour Motörhead…alors qu’ils atomisaient les salles de concert et les festivals pour promouvoir l’excellent Aftershock, on s’est rendu compte que finalement, Ian Fraser Kilmister dit Lemmy, leur leader, véritable légende vivante du Rock & Roll et du Heavy Metal n’était pas immortel. Sa prestation au Wacken Open Air 2013 en Allemagne en avait inquiété plus d’un et moi le premier. Diminué, affaibli et presque sans voix, il tenait tout de même à se produire devant cette foule immense. Par respect. Trois titres plus tard et à bout de souffle, il se rendait à l’évidence et rangeait sa Rickenbacker. J’avoue personnellement avoir pris un coup sur la tête ce jour là, ayant grandi avec ce son de basse si particulier et l’envie de les revoir au plus vite m’a immédiatement traverser l’esprit. Un excellent souvenir les concernant m’est aussi revenu en tête : Leur passage au Vieilles Charrues en 2008 avec un Lemmy en pleine possession de ses moyens, demandant au public et en français s’il vous plait : Bonjour, comment ça va ? On le sentait prêt à en découdre et à démontrer à ceux qui ne les connaissaient pas (c’est possible ça ?) que Motörhead était en fait une vraie machine de guerre. Un trio capable de te décoller les racines des cheveux et te déchausser les dents dès les premiers accords. Ah bordel, que je me suis régalé ce jour là, entouré de tous ces jeunes qui n’avaient jamais entendu parler d’eux et qui d’un coup cherchaient de toute urgence des boules Quiès dans leurs sacs ! Vu le t-shirt que j’arborais (Motörhead 1916), je me suis improvisé professeur d’histoire option rock dans ta face pour leur expliquer ma passion pour ce groupe. Mais jamais, je n’aurais imaginé vivre une telle expérience pour mon 10ème concert du combo britannique. Tout était réuni pour prendre un pied intégral. Tout d’abord le son, puis une set-list dantesque avec un I Got Mine monumental et une ambiance digne des plus grands fest-noz. Ce 17 juillet 2008 restera à jamais gravé dans ma mémoire. Mais fermons la parenthèse souvenir personnel…Une fois remis en selle, Lemmy motive ses troupes et direction les studios. Bad Magic est annoncé et on imagine déjà les futures tournées à venir. Leur Rock & Roll speed et cradingue est intact et on se prend en pleine poire Electricity, Victory Or Die, Thunder & Lightning, ou Till The End où Lemmy nous confie ses doutes et apparaît comme un être humain comme les autres. Ce 22ème opus du groupe s’achève en fanfare avec Sympathy For The Devil qui sonne comme un pied de nez à la grande faucheuse…qui finalement prendra le dessus ce 29 décembre 2015. Lemmy s’en est allé pour son prochain concert mais aucun d’entre nous y assistera…et ça c’est bien triste ! Merci pour tout et see you in hell.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.