Étrange ! De ma fort lointaine lecture de Sur la route de Jack Kérouac j’ai toujours gardé en mémoire le passage sur le saxophoniste qui, même en français, réussissait à enthousiasmer. Et là le Kérouac de Sur la route et Rimbaud inspirent le poète Jim…

Christine Spianti présente Morrison de l’extérieur en utilisant le il, et vous devriez percevoir dans les premières pages combien son style parvient à rendre compte de la musique et du spectacle qu’elle décrit. Je ne sais pas comment vous vous appropriez les « idoles », les chanteurs et chanteuses qui accompagnent les étapes de votre vie, là l’auteure tente de nous livrer l’humanité de celui qui déchaîna des passions (si vous passez par Paris, allez faire un tour au cimetière du Père Lachaise vous recueillir sur la tombe du chanteur). Vous avez peut-être vu le film qui lui est consacré. Là nous avons une approche admirative et critique qui cherche à nous montrer l’individu né de ses admirations, ses désirs confrontés à des réalités. Nous sommes loin des images médiatiques habituelles et nous constatons que nous n’avons pas lu les recueils de textes, les poèmes… que nous avons un côté fan hurlant au point de ne pas toujours entendre ce qui est chanté. Ici nous n’avons pas de chapitres mais des « tracks », des pistes de son et de sens comme une suite de chansons, comme les éléments d’une mosaïque.

Allez fouiller dans votre disco-cdthèque, il doit bien y avoir un Doors : « Light my fire » ou « The End » à écouter en boucle pour entendre et retenir que c’est Aldous Huxley qui avec « les portes de la création » offre un nom au groupe…

Bonne écoute…

Jim Morrison, Indoors/Outdoors
Auteure : Christine Spianti
Editeur : Maurice Nadeau

 

Auteur: Noé Gaillard

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.