Iggy Pop, 71 ans, icône parmi les icônes, faisait salle comble pour sa venue à l’auditorium Stravinsky du Montreux Jazz Festival. Et force est de constater qu’il n’est pas venu pour y faire de la figuration. Engagé, énergique, survolté, la prestation de la légende du punk n’a pas déçu un public qui lui a répondu avec un enthousiasme et une dévotion d’égale intensité. 


Le concert démarre avec quelques minutes de retard sur l’horaire prévu. L’impatience du public commence à se faire sentir lorsqu’enfin les premiers accords de ‘I wanna be you dog’ sont plaqués sur la guitare électrique de Kevin Armstrong. Allumée la mèche par les quatre musiciens sur scène, la folie s’empare aussitôt du public. Iggy fait (très) rapidement tomber la veste en cuir à imprimés léopard qui couvre son torse nu. Aucun doute, c’est bien lui qui est là, de retour à Montreux après son passage en 2006, alors accompagné des Stooges.

Malgré les meurtrissures et les excès passés que son corps ne peut dissimuler, Iggy Pop, intenable, survolté, se lâche totalement sur la scène du Stravinsky. Il court, saute et va au contact de son public, sur lequel il se jettera à plusieurs reprises, au point de se faire sauter une dent sur un choc contre une crash barrière, incident sans conséquence sur l’intensité de sa performance. « J’ai perdu une dent » confiera-t’il laconiquement à la foule en fin de concert.

Mais auparavant, Iggy aura aussi et surtout conquis l’assistance en interprétant la plupart des morceaux emblématiques qui ont façonné sa légende depuis la fin des années 60 : ‘Gimme Danger’, ‘Lust for Life’, ‘The Passenger’, ‘Skull Ring’, ‘Candy’, ou encore ‘Search and Destroy ‘et ‘TV Eye’. Quelques chansons de son dernier album, Post Pop Depression (2016), écrit et enregistré avec Josh Homme, sont également jouées, ainsi qu’une reprise bien sentie de son ami Bowie en fin de concert, ‘The Jean Genie’.

Quelques heures plus tôt, The Vaccines avaient ouvert les feux devant un public plus clairsemé et passif qui n’attendait vraisemblablement qu’une chose de la soirée, son roi Iggy. Le groupe londonien ne s’en est pas formalisé et a offert une performance de qualité, précise et énergique. Mélangeant des morceaux aux tonalités rock issus de leur dernier album Combat Sport (citons notamment le single I can’t quit) et des morceaux plus anciens et plus pop tels que ‘If you wanna’ ou ‘Post break up sex’, The Vaccines ont fait bien mieux que simplement tenir le rang.

www.montreuxjazzfestival.com

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