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Photo : Thanassis Fouradoulas

Avec un premier album signé chez Hummus Records, les Gruériens taillent vaillamment leur place sur la scène romande. Rencontre avec deux de leurs trois guitaristes.

Comment est-ce que vous voyez ce premier album ?
Sylvain : on aime bien dire qu’il est ‘cinématographique’. Mais pas tant par rapport à un film précis, plutôt dans l’idée qu’il peut suggérer des images à l’auditeur, que ce soit une horde de guerriers barbus en train de courir avec des haches ou un vaisseau spatial en train de se crasher dans l’espace.
Alan : Si vraiment il fallait mettre un nom, je penserais aux films de Danny Boyle, qui a d’ailleurs utilisé du post-rock dans la B.O. de certains de ses films. Il y a par exemple un titre de Godspeed You ! Black Emperor dans celle de ‘28 Jours Plus Tard’.

Sur le titre final, on peut entendre un chœur je crois…
Sylvain : en général, on fonctionne énormément à l’instinct. Sur ce morceau on s’est simplement dit : ‘Oh, ce serait super s’il y avait un chœur !’ Yannick, un des guitaristes, connaissait une fille qui chantait dans un ensemble vocal féminin semi-professionnel, Callirhoé. L’instru est donc de nous, mais c’est leur directeur, Dominique Tille, qui a écrit les parties vocales. Quant aux paroles, c’est juste des ‘Oh !’ et des ‘Ah !’
Alan : on a également collaboré avec elles pour un hommage à Henri Dès lors d’une date à Ebullition en automne dernier, pour un morceau qui ne figure pas sur l’album, mais qu’on a joué à notre vernissage.

Vous êtes satisfaits de ce vernissage à Fri-son ?
Sylvain : d’abord on voulait jouer dans des endroits insolites, comme une usine désaffectée ou une église abandonnée. Lorsqu’on s’est ramené à l’idée d’une salle, on ne voulait pas opter pour la facilité en jouant à la maison, à Ebullition. Fri-son était assez motivé.
Alan : on a eu des bons retours, tout le monde semblait content, nous les premiers. Il faut dire qu’on était assez stressés de jouer avec le chœur, elles sont pas mal professionnelles, mais nous pas (rires).

Sylvain : elles ont de l’expérience, mais pas tellement dans ce genre de conditions. Notre son était aussi différent de notre habitude, à cause des contraintes imposées par la présence du chœur.
Alan : Raphaël Bovey a dû suer au son.

Darius pour Darius Rochebin ?
Sylvain : avant que j’arrive dans le groupe, il s’appelait The Darius Rochebins. Mais on voulait se dissocier du côté blague, et que notre musique soit prise au sérieux. Au final, Darius ça claque pas mal et ça se retient facilement.

www.dariusband.com

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