Dans les années 80, les fans de rock francophone étaient divisés en deux clans, d’un côté ceux qui écoutaient Téléphone et d’un autre ceux qui écoutaient une version plus rock et plus revendicatrice avec Trust. Les deux ayant connu un énorme succès ce qui n’a pas empêché Téléphone d’avoir une carrière relativement courte, 10 ans. De son côté, l’histoire de Trust a été plus mouvementée, séparations, reformation et de nombreux changement de musiciens.
En voyant que la programmation du Chant du Gros réunissait ces deux icônes du rock français, je ne pouvais que traverser l’Atlantique pour en prendre plein les yeux et les oreilles.
Arrivé sur le site, je me dirige vers le P’tit du Gros pour y voir Henriette B, rien a dire de spécial, car je n’ai pas eu beaucoup de temps pour les écouter, Mark Kelly m’attendait plus loin. Quel plaisir de le revoir en show après toutes ces années.
Silver Dust, c’est un peu le groupe local de cette édition du Chant du Gros, le groupe tourne actuellement un peu partout en Europe et dès les premières notes, on voit tout de suite un groupe très pro sur scène. Bien que ce ne soit pas ma tasse de thé, je dois reconnaitre que le groupe propose, un visuel très abouti et musicalement ça envoie du lourd, le tout joué par d’excellents musiciens.
C’est prêt de 10 000 personnes qui se sont massées sous le chapiteau pour y voir Téléphone ou je devrais dire plutôt, Les Insus, car cette reformation n’est pas vraiment complète, il manque Corinne à la basse pour qu’on puisse dire que c’est Téléphone qui est devant nos yeux. Mais Jean-Louis, Richard et Louis sont là et bien là. Rien a redire, c’est carré, c’est bourré de hits, le public chante, c’est la fête au Noiremont! Malheureusement, des restrictions à la mord moi le nœud ont empêché la quasi-totalité des photographes présents à avoir le bonbon de cette soirée, triste!
C’est en courant que débute ma deuxième journée. En passant devant la grande scène, j’y ai vu Matmatah. Y avait Tristan, y avait Éric, y avait Benoît et puis Emmanuel. Récemment reformé, le groupe semble en forme et heureux d’être de retour sur les planches, mais pas le temps de m’attarder, Trust m’attends un peu plus loin. On m’avait dit que j’allais être déçu et bien non! OK, ce n’était pas LE concert de l’année, mais j’ai vu un excellent concert donné par un groupe qui prenait visiblement du plaisir à être sur scène. Vivement le nouvel album.
Retour devant la grande scène avec cette fois-ci, Tryo. On ne peut pas être déçu avec eux, c’est festif, mais toujours avec des textes qui te font réfléchir. Le moment choupinou de cette soiée revient à la grande Lili qui est montée sur scène avec le groupe pour interpréter une chanson au ukulele. La pauvre, elle a dû prendre son courage à deux mais, se retrouver devant 10 000 personnes et devoir chanter et jouer d’un instrument, mais elle s’en est super bien sortie.
La dernière soirée était celle du karaoké et ça a commencé avec pour moi le moment «malaisant» du festival avec Renaud. Je ne peux rien dire de mal, car c’est une icône de la chanson française avec dans son répertoire de magnifiques chansons, mais là, il faut avouer qu’il est très mal en point et fait peine à voir même, s’il a un côté touchant, car il a l’air si fragile. Le public la soutenu, transporté, tout au long du concert qui a duré un peu plus d’une heure. Je pourrais dire, j’ai vu Renaud, mais j’aurais dû le voir bien avant.
Ma soirée se termine avec Henri Dès & Ze Grands Gamins. Le chapiteau est plein comme un oeuf, toutes les générations sont représentées, c’est beau à voir. L’émotion est palpable sur scène, le bonheur est évident sur les visages des premiers rangs, ça chante de tous les côtés et je n’ai pas le choix de faire pareil.
Avant de quitter le Chant du Gros, je me dirige vers les loges et, merci Henri, Pierrick et Raphaël pour votre grande gentillesse.

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