Je n’ai décidément pas l’habitude d’avoir sur scène deux musiciens qui jouent comme s’il y en avait sept. Accompagné d’un seul batteur, Saint DX se débrouille pour tous les autres instruments (synthés, basses, saxo, etc…) avec ses seules machines. Le format est décidément étrange pour ceux qui viennent d’une époque moins électronique. Saint DX ne paye pas de mine avec son look tiré tout droit des 80’s. Il se concentre sur sa musique et c’est même plutôt sympathique de voir un artiste ne misant pas tout sur son image. Au niveau musical, Saint DX s’offre une pop electro assez smooth avec parfois des lignes de basses enthousiasmantes. Si certains morceaux sont un peu mous et ennuyeux, d’autres se révèlent d’une excellente facture mélodique, renforcés par une voix douce et  d’une belle justesse. Une entrée en matière pas désagréable pour un public poli qui réagit plutôt bien.

C’est un décor de cadres lumineux très visuel et esthétique qui  se présente à nos yeux pour la suite des événements. Décor qui se marie superbement au jeu de lumières dénuées de couleurs. ‘Lying with you, ou cet embarquement immédiat dans une course à l’amour absolu d’une fille à son père. Charlotte est au piano, le restera souvent. Charlotte se cache encore beaucoup. Elle ne dépassera qu’une fois la partie avant de la scène (avec son choriste) toujours enchaînée par cette timidité infinie qu’on lui connait et qui la rend si attachante. Cela ne l’empêche pourtant pas de toucher son public en plein cœur. ‘Ring’O Ring’ fait perdurer l’atmosphère de douceur, hymne à l’amour d’une nostalgie filiale indéfectible. Charlotte Gainsbourg impose ensuite une ambiance plutôt dansante (‘I’m’ a Lie’, ‘Heaven can Wait’, ‘Sylvia Says’, ‘Deadly Valentine’). Nouveau moment d’émotion avec le duo ‘Charlotte Forever’ et ‘Kate’. Charlotte est en complète harmonie et confiance avec son groupe dont elle reste physiquement à proximité. Ce sont eux qui l’aident à se sentir plus à l’aise sur scène, dit-elle. Charlotte termine ce beau moment avec un bout d’histoire de la musique française ‘Lemon Incest’ qu’elle chantait initialement avec son père, fantôme toujours présent dans un coin de la scène, guignant avec bienveillance sur sa fille. Au fil des albums et des scènes, Charlotte endosse gentiment le costume de chanteuse à par entière.

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