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© Andy Gaggioli

Leur célèbre album live annonçait de vive voix « Si vous vouliez du sang, vous l’avez eu. » Et encore aujourd’hui c’est ce que promettent les Australiens d’AC/DC : beaucoup de sueur mais surtout du rock’and’roll sanguin au goût de blues et autant d’énergie à pouvoir alimenter une usine d’acier. 50’000 spectateurs ont envahi vendredi soir un stade du Letzigrund complètement sold-out depuis des mois! Le groupe des frères Young, Angus et Malcolm, respectivement guitare soliste et rythmique, a dépassé les 40 ans de carrière et à 6 ans de distance de leur dernière visite, sont retournés en tournée pour célébrer ‘Rock or Bust’, leur dernier album dont le morceau éponyme a ouvert le show.

Grand absent cependant : Malcolm, fondateur, songwriter principal et moteur rythmique du groupe, frappé par démence, a dû depuis quelque temps abandonner l’activité au sein du groupe pour se dédier à sa santé. Pendant que sur les gros écrans de l’énorme scène à la forme de dôme, qui rappelle vaguement la casquette d’Angus, cornes luciférines inclues, un clip d’introduction fait chauffer la salle déjà bien rugissante. Un grondement assourdissant accueille le groupe sur scène. AC/DC ne manque pas de proposer tous leurs plus grands classiques, des morceaux plus bluesy de l’ère Bon Scott, premier chanteur du groupe tragiquement disparu en le 1980, de ‘Dirty Deeds Done Dirt Cheap’, ‘Hell ain’t a bad place to be’, ‘High voltage’, ‘Shot Down in Flames’ ou la moins jouée ‘Sin City’, l’immortel ‘Thunderstruck’ au ‘You Shook me all night long’. Le groupe est en grande forme. Le frontman Brian Johnson entretient la foule avec maîtrise et Angus Young, comme à son habitude, se démène comme un derviche durant plus de deux heures en offrant riff historique sur riff historique avec son immanquable Gibson (incroyable ce qu’il fait à 60 ans ce petit mec!) Derrière, Stevie Young, petit-fils d’Angus et Malcolm, en substitution de ce dernier, Cliff Williams au bas et Chris Slade à la batterie font le « sale » boulot et créent un tapis de grand efficacité. Il ne manquent pas les artifices pour impressionner la foule des stades comme l’énorme Rosie gonflable sur ‘Whole Lotta Rosie’, l’inévitable cloche sur ‘Hell’s bells’, le long solo d’Angus au milieu de ‘Let There Be Rock’ (mais cette fois sans son mythique strip-tease !), son apparition par-dessous la scène dans un nuage brumeux comme s’il sortait directement des enfers avant de ce lancer sur ‘Highway to Hell’ ou les salves de canons à la fin de ‘For those about to Rock’ en fermeture d’un long concert, chargé d’énergie, de sueur et rock-and-roll avec les couilles. Les années passent mais les grands-pères parviennent toujours à impliquer et divertir les masses à réfuter ceux qui les veulent morts, enterrés ou anachroniques ! (Andy Gaggioli)

Set-List : Rock or Bust, Shoot to Thrill, Hell ain’t a bad place to be, Back in Black, Play Ball, Dirty Deeds Done Dirt Cheap, Thunderstruck, High Voltage, Rock & Roll Train, Hell’s Bells, Baptism By Fire, Shook Me All Night Long, Sin City, Shot Down in Flames, Have a Drink on Me, TNT, Whole Lotta Rosie, Let There Be Rock, Highway to Hell, For Those About to Rock. [Andy Gaggioli]

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