Page 15 - Daily Rock 149 - Février 2023
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INTERVIEW
TOBY MAY
YES TO LIFE !
Prêcheur du positivisme, arpenteur des quatre coins du globe, Toby May distille des mélodies pop vibrantes et pleines
d’entrain et nous fait l’honneur de répandre ses bonnes ondes au Daily Rock Fest !
Tu as voyagé à travers le monde. (Année Difficile) écrite pendant la première vague du Covid
Comment cela nourrit ton rapport à la musique ? 19, je parle de comment gérer les difficultés dans les périodes
L’inspiration est mon oxygène. Chaque voyage a ses rencontres, sombres, porté par un rythme et une mélodie authentique qui
ses paysages, ses goûts, ses odeurs qui se retrouvent d’une pousse à lever la tête vers le soleil, la lumière, la vie. Ce titre
manière ou une autre dans mes chansons. Sur la route, on est accompagné d’un clip en noir et blanc est sorti en single.
vraiment plus alerte à ce qui nous entoure, loin de la routine et Un « Black Friday » comme un pied de nez à un monde malade.
des zones de confort je collectionne des bribes d’histoire qui
trouvent leur place dans mes textes. Ma musique m’a permis Une anecdote loufoque à partager ?
d’échanger énormément à travers le monde surtout quand on Je suis en tournée aux Antilles avec le groupe Kassav’ pour la
ne parlait pas la même langue. sortie de l’album du collectif Volt Face que l’on vient de sortir et
je me retrouve seul avec ma guitare devant un public de 15'000
Tes mélodies reflètent pour moi une pop tonique et souvent personnes à chanter ma chanson « Beautiful Skin ». Mon style
empreinte de joie de vivre comme c’est le cas dans l’opus est très loin du zouk et de la musique caribéenne, mais les
« Never Fall » par exemple. mélodies et paroles universelles prennent tout leur sens grâce
A vrai dire, les sujets que je choisis ne sont pas toujours à la puissance de la musique et du partage. [Sabrina Richard]
joyeux mais je cherche effectivement tendre vers l’espoir et
le positivisme. Par exemple dans ma chanson « Tough Year » www.thetobymay.com
THE JAMBOriNES
RÊVE TA VIE EN COULEUR
Avec leur surf pop rêveuse, The Jamborines sait mener sa barque vers des rives musicales
qui nous fait frisonner depuis 2009 !
« Suffer the Dream » est sorti l’année passée. Tu trouves que c'est quelque chose d'important, de réaliser
Vous pensez que pour rêver il faut souffrir ? ce qu'il faut faire pour continuer à rêver ?
Il faut souffrir pour que nos rêves deviennent réalité, Oui pour moi la rencontre est cruciale entre mes rêves et la
ça serait trop facile sinon ! Il faut faire le travail avant d'avoir la réalité. La réalité est parfois très dure à accepter et parfois c'est
récompense. J'ai grandi avec cette mentalité et j'essaie de faire pas du tout ce que l'on a imaginé, autant que cela soit positif,
ça dans tout les aspects de ma vie, avec la musique aussi. ou que cela surpasse ce qu'on a cru possible. Sur cet album
On aime travailler dur et répéter avec le groupe donc c'est je parle des sentiments, des émotions que l'on a quand on est
presque normal que ça nous mène quelque part. J'ai vraiment plus jeune, lorsque qu'on a encore plein de rêves et qu'on a pas
de la chance d'être entouré de musiciennes et musiciens encore expérimenté ce clash entre nos rêves et la réalité.
fabuleux, qui pensent comme moi. Des fois, il est difficile de l'accepter.
C'est vraiment pas évident de trouver ses âmes soeurs Sur quoi travaille The Jamborines en ce moment ?
musicales. Ça vient de l'intérieur, et c'est pour ça que je n'ai que Nous sommes en studio avec notre cher producteur Brad
du respect pour eux. Il faut rêver, c'est à dire: mettre la barre Thomas Ackley (-M-) qui travaille avec nous sur notre prochaine
le plus haut possible, cibler une chose ou une idée ou quelque album et en même temps nous avons quelques concerts qui
chose qui inspire et le faire ! Il n'y a pas de limite dans la vie, s'offrent à nous et que l'on est ravis d'honorer. [Sabrina Richard]
on peut TOUT faire, il suffit d'y croire.
www.thejamborines.com
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