Slipknot – Hallenstadion, Zurich – 12 février 2020

Un Corey Taylor un peu lent au démarrage

21 heures, les lumières s’éteignent et l’intro, ‘For Those About To Rock (We Salute You)’ résonne. Le calme avant la tempête on peut dire. Dans le public, ça s’échauffe les muscles et les cordes vocales. Et tout à coup, boom, explosion : le rideau se volatilise et les musiciens masqués font leur entrée en scène. Slipknot démarre sans tarder avec ‘Unsainted’, premier single de leur dernier opus. Et là, c’est presque le drame. Les première notes qui émanent de la bouche du numéro #8 sont… plutôt pénible. L’angoisse commence à monter : va-t-il chanter aussi mal toute la soirée ? Heureusement non ! Il lui aura fallu un temps de démarrage et après quelques phrases, tout allait bien, au plus grand bonheur des fans.

Une recette qui marche

Slipknot gâte ses maggots au niveau du set, notamment avec le retour de ‘Wait and Bleed’ « que vous nous aviez reproché d’avoir skippé sur la tournée précédente » selon les dires de Taylor. De ‘We Are Not Your Kind’ nous entendrons ‘Nero Forte’, ‘Solway Firth’ et ‘Birth of the Cruel’. Ces deux derniers apportant une ambiance assez étrange mais fascinante dans la salle. Les classiques ‘Vermillon’, ‘Duality’ et ‘People = Shit’ étaient également de la partie. Le grand oublié du set était ‘5. The Gray Chapter’. On n’aurait pas dit non a un petit ‘The Devil In I’ ou ‘Custer’… La recette fonctionne mais pas aussi bien que leur set du Greenfield.

Du feu et des temps morts

La mise en scène du show est sobre et implique une grosse structure en même temps. Le groupe est répartis sur plusieurs étages recouverts d’écrans ou de grilles. De gros ventilateurs tournent au ralenti ça et là. C’est assez esthétique, surtout quand Clown débarque avec des battes en feu pour frapper les fûts qui pendent à ses percussions ! Du feu, il y en a un peu partout. Pas autant que chez Rammstein mais juste ce qu’il faut pour vous éblouir. On profitera donc des temps morts pour apaiser nos yeux. Temps morts qui ennuient lorsqu’on n’est pas au premier rang ou dans les pogos. Dans ces cas-là, on en profite pour reprendre son souffe et s’étirer. Mais pour le reste de la salle… C’est parfois un peu long. Malgré ça, Slipknot restent indéniablement sur le podium des meilleurs groupes de metal actuels.

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