Slipknot à l’Arena: le bal masqué du 1er août

Corey Taylor sur la scène de l’Arena avec Slipknot. Les Américains ont offert au public suisse un spectacle à la hauteur de la fête nationale. © Alessia Merulla

En ce jour de fête nationale, le débat sur les feux du 1er août devenait de plus en plus émotionnel. Pendant ce temps, Slipknot ne se gênaient pas pour ramener flammes, pétards et torches de feu à l’Arena.

“C’est génial d’être ici, on a l’impression de rejouer dans un p****n de club!” s’enthousiasmait Corey Taylor. C’est vrai qu’à l’Arena, en plein milieu de l’été, on est loin des dizaines de milliers de personnes présentes dans les festivals en plein air. Dans cette ambiance intimiste, d’autant plus que la salle n’était pas remplie à ras bord, le show n’en a été que plus intense.

Efficacité indéniable 

Il y a des groupes qui sont des valeurs sûres. Slipknot en font partie. La configuration de la scène, sans avoir 36’000 décors si ce n’est les imposantes plateformes des percussionnistes, fait son effet. Avec ses différents étages et ses longs écrans eux aussi sur plusieurs niveaux, elle offre une vue esthétique peu importe notre place dans la salle. C’est simplement beau.

Et la performance est toujours au top! Mention spéciale à Sid Wilson qui a récupéré son masque de la tournée précédente et lui a redonné vie (certainement grâce à la robotique). Quand il s’approche de la foule avec cette tête et ce visage qui bouge tout seul, on est sur un bon niveau de glauque. C’est fascinant! 

À noter aussi que les Américains se sont produits à l’Arena malgré le test Covid positif de Tortilla Man (second percussionniste) le matin même. Une raison de plus de les aimer!

Soirée familiale 

Plus tôt dans la soirée, Les jeunes de Vended avaient pour mission d’accueillir le public genevois a l’Arena et de le mettre en condition pour la suite des événements. Certains membres du groupe vous font penser à quelqu’un? Normal, le chanteur et le batteur ne sont autres que les fils respectifs de Corey Taylor et Shawn Crahan!

Les bambins et leurs potes de Des Moines suivent les traces de leurs papas, et ils ont été à bonne école! Il n’ont eu aucun mal à tenir la scène de l’Arena, occupant tout l’espace comme des pros. 

Côté musique, on conseillera plutôt d’aller les découvrir sur les plateformes de streaming. En effet, le son souvent étouffé par les basses dans la salle genevoise donnait l’impression d’un fouillis sonore (c’était le cas pour tous les groupes). Le public a malgré tout été emballé.

“On peut enfin tourner avec eux”

Les Ukrainiens de Jinjer complétaient l’affiche de cette soirée folle. Selon les dires de Corey Taylor, ça faisait un moment qu’ils espéraient jouer ensemble, probablement bloqués dans leur élan par la pandémie (entre autres). Et on est bien contents que ça ait enfin pu se faire!

Entre scream et voix claire, entre intensité et mélodies, la chanteuse Tatiana Shmayluk et sa bande ont proposé un métal aux sonorités metalcore plus que bienvenu. Le maquillage réfléchissant à la lumière bleue complétait cette atmosphère un peu dark. 

Tous les festivals d’Europe semblent être tombés sous le charme cet été, on comprend maintenant pourquoi. 

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