Paléo was made for loving Kiss

Mardi, la Plaine de l’Asse a revécu. Le Paléo est de retour. Et le rock aussi! On n’avait pas revu une soirée dédiée entièrement au genre depuis 2016 et la super production d’Iron Maiden. Et pour cette nouvelle soirée rock, le Paléo n’a pas fait les choses à moitié. Avec KISS, c’est à nouveau une légende qui a enflammé (littéralement) le festival.


« Tarte aux pommes », « très bien », « fromage ». KISS ont encore un peu de boulot à faire sur Duolingo pour améliorer leur français… Même si l’évocation du mot « fromage » a déchaîné la foule qui a acclamé Paul Stanley (pour la prononciation ou pour le symbole, allez savoir). En revanche, côté show, les Américains n’ont de leçon à recevoir de personne.

On pourrait aller voir KISS avec une petite part de doute. Tiennent-ils encore la route? Est-ce que ce n’est pas la tournée de trop? Ne seront-ils pas pathétiques, pas stables sur leurs jambes, sans voix? Mais une fois qu’on y est, le suspense ne dure pas longtemps. Papys Stanley et Simmons sont plus en forme que les gamins de 16 ans dans la foule. Pas une note à coté, des voix pas désagréables, et une résistance à la chaleur qu’on se doit de respecter. Vu que se prenaient au visage les premiers rangs à chaque jet de flammes (qui ne se comptent clairement pas sur les doigts d’une main), on n’ose pas imaginer sur scène, avec les costumes.

Mémorable

Deux heures de rock, deux heures de show, deux heures de bonne humeur. Malgré le maquillage, les quatre membres de KISS ont l’air heureux d’être là. Et la foule aussi.  Certains diront qu’ils font le job, qu’ils sont bons acteurs. Nous on a envie d’y croire. Les enfants, pour la plupart grimés comme leurs idoles, ont des paillettes dans les yeux, les parents s’éclatent et les grands-parents se remémorent leurs premiers concerts avant de dire adieu à KISS. Même si l’on n’est pas un fan de la première heure, on se délecte du spectacle impressionnant.

Et pour un final en apothéose, à défaut de pluie rafraichissante, la Plaine de l’Asse a eu droit à une véritable pluie de confettis. Vu la couche qu’il y avait par terre, probable qu’on retrouve des petits cotillons rouges et blancs sur le terrain aussi longtemps qu’on se souviendra de ce concert monumental.

Canicule et rock font bon ménage

Ce n’est pas un petit 36 degrés qui a empêché les rockeurs de l’Asse de se défouler. Et la programmation était faite pile poil pour passer une chouette journée. Les Suisses de Broken Bridge ont accueilli les festivaliers au Club Tent. Groupe parfait pour démarrer, une bière dans une main, un bon petit plat dans l’autre, à l’ombre d’un arbre.

Passage obligé ensuite au Dôme pour découvrir Arka’n Asrafokor. Unique groupe de metal de l’Afrique de l’Ouest, ils allient gros riffs et sons traditionnels. Grosse claque! C’était le parfait échauffement pour les têtes d’affiche.

Et c’est sous un soleil assommant que la foule s’est réunie pour la grande fête de Dropkick Murphys. Sourire jusqu’au oreille, les Américains sont montés sur scène pour offrir joie et bonne humeur. Ce groupe dégage une sympathie ultra communicative qui laisse une belle atmosphère sur le Paléo.

Dernier arrêt avant Kiss: -M- sur la nouvelle scène Véga. Coiffe pailletée, guitare lumineuse, solos de virtuose, on ne pouvait faire plus cohérent dans la programmation de la soirée. Le public est chaud bouillant, on entend la foule chanter jusqu’aux stands de nourriture.

Espérons ne pas devoir attendre des années avant de revoir une soirée comme celle-là !

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