Voilà quasi deux décennies que Hatebreed occupe une place importante dans le monde du metal, et pour son huitième album, la bande menée par Jamey Jasta, nous livre du pur Hatebreed. Oui mais voilà, le groupe, qui reste toujours fidèle à lui-même, ne délivre pas vraiment de nouveauté. Certains puristes lâcheront un ouf de soulagement, mais d’autres y trouveront une certaine monotonie, un sacré air de déjà-vu.

L’album reste donc puissant et étonnamment positif dans ce milieu plutôt aigri et en colère. D’autant que 2020 aura donné aux plus pessimistes de bonnes raisons de se plaindre. Mais tout le monde n’est pas Hatebreed et garder la tête haute devient alors leur leitmotiv. 12 titres qui ne vous laisseront pas cloués à votre canapé, tellement efficaces que les à peine 30 minutes de son bien lourd auront le temps de vous décoiffer. L’album est fort, l’album est pêchu et se démarque quelque peu de ceux produits depuis une dizaine d’année. Les chansons sont efficaces et sous influences punk, hardcore, metal, avec des touches très Metallica des années 80, Slayer ou encore Agnostic Front.

La chanson d’ouverture « Instinctive (Slaughterlust) » nous balance directement dans le cœur de l’action avec des phrases comme « Libérez l’instinct sauvage ! » ou encore « Ici la gentillesse s’arrête, la faiblesse meurt ! ». Le ton est donné et résume bien l’album. On l’aura compris Hatebreed n’a pas l’intension de baisser en intensité au contraire. Jamey Jasta est plus énervé que jamais et a pondu ici des titres virulents. Les riffs sont eux aussi agressifs, le chant puissant, les rythmes furieux, les titres sont rapides, durs. « L’album est une représentation parfaite de Hatebreed en 2020, avec tous les éléments qui nous ont conduits ici depuis le 1er jour » selon Frank Novinec.

Un titre se démarque : « This I Earned » qui est comme un écho a des vieux hits du groupe et qui nous replonge sans détour dans l’univers du groupe. « Dig Your Way Out » est la chanson la plus furieuse, la plus punk comme un retour aux sources alors que « Cling to Life » est plus metalcore. Et puis des titres comme « Let them Rot » sont clairement écrits pour être joués live et faire headbanger un maximum de spectateurs.

Vous l’aurez compris, Hatebreed signe ici un album clairement tourné vers la scène et les titres sont davantage voués à vous faire transpirer qu’à vous surprendre. Hatebreed mise davantage sur la fiabilité que sur l’innovation et s’appuie uniquement sur l’énergie habituelle et la positive attitude. Un album sévèrement déchainé, brutal donc mais certainement pas révolutionnaire. Du bon Hatebreed sincère, revigorant et convaincant malgré tout.

 

Hatebreed – Weight Of The False Self | The Official Hatebreed Website

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