GIRL IN RED + ASHNIKKO – Montreux Jazz Festival – 10 juillet 2022

Tard un soir d’hiver, je jette un œil à quelques stories sur insta quand je tombe sur des extraits d’un concert de Girl In Red. Inconnue au bataillon. La salle n’est pas bien grande, mais le public est en feu. Sur scène, c’est une explosion d’énergie indescriptible qui se communique jusqu’au dernier rang. Non sans mal j’arrive à identifier la chanson et à me plonger dans l’album. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi vite sous le charme de nouvelles chansons et je crois bien que c’est la première fois que je découvre par ce biais une artiste dont je n’avais absolument jamais entendu parler auparavant. La vie étant bien faite, Girl In Red tourne en Europe ce printemps et est à l’affiche du Lab à Montreux ce 10 juillet 2022. Impossible de louper cela.

Dixième jour de festival et toujours un soleil radieux pour cette 56ème édition. La ville est libérée du passage du Tour de France plus tôt dans la journée, la musique peut reprendre ses droits. Normalement, il y avait trois artistes au Lab ce soir-là, mais The Regrettes ont été contraintes d’annuler leur venue. Dommage, cela avait l’air sympa sur le papier.

Cela débute donc avec Ashnikko, qui laisse d’abord sa DJ chauffer la salle à l’aide d’un premier morceau. Le vrai show démarre ensuite quand Ashnikko arrive micro en main. Cheveux bleus, robe futuriste et la présence scénique qui va avec. Le dossier presse parle de rap punk, mais rien de très punk en fin de compte, si ce n’est l’attitude. Ma chanson préférée « Panic Attacks In Paradise »  n’a d’ailleurs rien de punk, ni de rap. Dans l’ensemble, le set proposé n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais le public n’en loupe pas grand-chose. Cela chante, cela danse et cela prend du bon temps. La soirée est lancée pour le Lab.

Entre deux concerts, je croise Woodkid qui promenait tranquillement son chien derrière le Strav’ où il joue tout à l’heure. Normal. Le gars, relax et tout sourire, a vraiment l’air d’être à la maison à Montreux.

Avant Girl In Red, la foule chante par-dessus la musique d’attente. Si la salle n’est pas pleine, tout le public a profité du break pour avancer d’au moins 1 mètre. Comme les crash n’ont pas bougé elles, cela veut dire que c’est bien serré devant et que les premiers rangs ont mérité leur place. A peine arrivée sur scène que déjà le Lab ne tient plus et laisse éclater sa joie en chantant chaque ligne de « You Stupid Bitch » avec la norvégienne. Depuis le pit photo, j’entends mieux les choeurs derrière moi que ce qui sort des enceintes en face !

Contrairement à Annishko, elle est accompagnée par un groupe au complet et cela sonne bien mieux. Et visuellement, cela n’a rien à voir tant Girl In Red est très girl next door. Très à l’aise sur scène, la chanteuse s’excuse de porter son propre merchandising, raconte son tour dans Montreux et partage mille anecdotes avec son public, tout en signant un bob tendu par un fan. Ensuite, c’est « Body And Mind », deuxième extrait de l’excellent « If I Could Make It Go Quiet », qui ne va rien calmer dans le public, ni sur scène. Et il en ira ainsi tout du long, notamment sur “Serotonin”

Pour moi, cette prestation est une belle claque. C’était devenu rare de vibrer autant pour une découverte. Mon seul regret est que c’était un peu court (10 titres, une heure) alors qu’elle aurait pu jouer « I’ll Call You Mine », ou « Rue » deux de mes titres préférés curieusement absents de la setlist.

Related Posts