Frank Carter & The Rattlesnakes –  Je continuerai à faire du rock ! 

Après nous avoir fait vivre des moments de pure folie en festivals cet été, Frank et ses Serpents parcourent une fois de plus l’Europe. Lors du Venoge 2022, Frank Carter et Dean Richardson ont répondu aux questions de Daily Rock. Mais si tu veux vraiment savoir qui se cache derrière ces énergumènes, dépêche-toi d’aller les voir en live !

Comment s’est passée votre tournée et quels sont vos meilleurs souvenirs ?

La tournée a été incroyable ! On a peu dormi pendant l’été mais on a tellement de bons souvenirs ! Le festival PinkPop était incroyable, et ne parlons pas du Hellfest! D’ailleurs, c’était notre premier concert de retour. On ne se sentait pas vraiment en forme, pas prêts car on avait eu tellement de temps libre (ndlr. À cause de la pandémie). On a joué sous 38 degrés, en plein milieu de la journée, mais voir la foule transpirer sans doute encore plus que nous, n’a fait que nous aider. C’est aussi grâce à cette chaleur que nous avons retrouvé une certaine forme physique. Chaque week-end a été fou ! Nous sommes tellement chanceux de pouvoir jouer et refaire le tour de l’Europe, où – pour des raisons évidentes, nous n’avons pas pu aller pendant deux ans…

Frank, tu es un grand frontman. Chaque concert est une performance. Tu sautes, tu chantes, tu cries… Comment es-tu encore en vie ?

Frank : Je ne sais pas vraiment ! Ma fille est une grande source d’inspiration et je souhaite lui montrer tout ce qui est possible d’accomplir. Dean et moi, on lui a même écrit un EP sur lequel elle chante ! C’est tellement drôle et beau à la fois. Mais revenons-en au fait. Les tournées sont pour moi la partie facile du job. Le plus dur, c’est hors scène. Je pense qu’à quelques reprises durant ces dernières années, j’ai définitivement failli rater la foule en sautant !

Dean : Et généralement, dans ces moments-là, je me sens comme ta mère ! (rires) Tu escalades, je me retourne, je joue de la guitare en jetant quand même un œil. Et là, c’est bon : je vois que tu atterris et que tu souris toujours !

Tu encourages l’égalité. Tu souhaites faire de chacun de vos concerts un endroit « safe » pour les femmes. Pourquoi ce sujet est-il si important pour toi ?

Cela devrait être au centre des préoccupations de tout le monde. Au cours de nos vies, nous avons toujours eu à cœur les problèmes qui divisaient les pays et autres questions raciales et cela s’est lentement dirigé vers cette division entre les sexes, alors que finalement, elle a toujours été présente. Mais la réalité, maintenant, c’est que nous parlons de la plus grande organisation terroriste au monde : le patriarcat. C’est le plus gros problème.

Pour moi, il n’est pas seulement question de créer un espace sécurisé pour les femmes, mais aussi de s’assurer que les hommes autour de cet espace le préservent et écartent ceux qui s’y aventurent en leur rappelant : « on vient de dire que ce n’était pas pour nous » ! Si nous n’agissons pas maintenant, nous allons faire un bond en arrière alors que des progrès massifs ont été faits en matière de vote ou d’égalité des sexes.

Quand je suis devenu papa, c’est évidemment devenu encore plus présent dans mon esprit, mais je pense que les choses auraient été les mêmes si j’avais eu un garçon.

Pour nous c’est devenu un si grand danger que nous en sommes arrivés au point où nous voulons protéger cet espace et nous assurer que les hommes agissent de manière responsable.

Dans une interview avec Alt Press, tu as dit que le grand public était un « feu de joie » et que tu voulais rester « autour de ce feu de joie ». Mais aujourd’hui, vous jouez devant des milliers de personnes. Cela ne signifie-t-il pas que vous pouvez être mainstream sans faire de la musique mainstream ?

Qu’est-ce que la musique mainstream ? Je veux dire… Tout n’est pas mainstream jusqu’à ce que ça le devienne ! Et à ce moment-là, tu n’as pas le choix, donc tout ce que je peux dire, c’est que nous faisons du rock. La musique rock a, d’une certaine manière, été une source d’inspiration pour le grand public pour toujours et à jamais, et je continuerai à en faire. [Floriane Piermay – Alessia Merulla]

www.andtherattlesnakes.com

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