Abbath, Vltimas, 1349 – Schüür, Lucerne – 6 février 2020

La salle du Schüür, ça donne toujours un peu l’impression de rentrer à une maison de vacances dans laquelle on passait ses vacances en étant gamin. On rentre, on prend une bière au bar, et on monte au galetas pour assister aux concerts.

On aura malheureusement manqué Nuclear, mais les échos qui nous ont été retournés manifestent que le début aurait déjà été avec le pied au parquet. Le groupe chilien trash a profité de son set pour donner son maximum et chauffer un public fin prêt pour son jeudredi.

Suivent très rapidement 1349, qui ont été (spoiler!) le groupe brillant par sa précision et sa violence ce soir-là. Dès les premières notes, on se retrouve happé dans leur emprise, qu’ils ne lâcheront pas jusqu’à la fin du set. Le son est excellent, et on saluera la prestation incroyable de chacun des membres. La setlist balaye large dans leur discographie: on se prend une claque, et on regrette le temps de jeu qui nous paraitra un peu trop court.

Après un bref passage dans le jardin zen du Schüür (ce n’est pas une blague, allez en profiter pour reposer vos oreilles entre deux plaisantes agressions), on retourne dans la salle pour Vltimas. Et là, on assiste à un phénomène inattendu. On assiste à l’entrée en scène du fabuleux David Vincent en dernier, qui nous fera des mouvements de dance interprétative de leurs titres. C’est théâtral, et on ne peut pas s’empêcher d’être fasciné par l’énergie qu’il dégage. Ça bourrine sévèrement, le son est net: tout est là pour un public complètement dans le groove. Mais on ne peut s’empêcher de souhaiter un running order un peu différent, le passage de 1349 ayant tellement impressionné qu’on a eu de la peine à rentrer dans le concert.

On profite encore une fois du jardin zen pour se rafraîchir les oreilles, et on y retourne pour Abbath. Le son a été poussé à son maximum, et on retrouve un Abbath au taquet qui nous fait une prestation sans accrocs. Il parle peu, préférant mettre au focus les titres de ses deux albums s’enchaînant. On remarquera pourtant que la salle se vide peu à peu durant le concert, pour une raison quelque peu indiscernable. Il est vrai qu’Abbath ne nous fait pas de crabwalks ou de dérapages qu’on a tous vus passer en live ou sur internet, mais on préfère un set complet avec sa présence intacte du début à la fin.

En bref, une bonne soirée qui aura valu le déplacement jusqu’au Schüür!

www.schuur.ch

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