À une semaine du vernissage de leur dernier album ‘Semblant d’exister’ au Port Franc de Sion, le Daily Rock a rencontré le groupe valaisan Wanted’s dans un cadre idéal : entouré d’un plat valaisan et de verres de vins rouges jouant les équilibristes ! Mick et Mike nous ont alors livré avec sincérité leurs impressions. Une rencontre avec M&M, c’est forcément savoureux et croustillant.


Le lectorat du Daily Rock ne vous connaît peut-être pas, alors pouvez-vous présenter en quelques mots le groupe Wanted’s ?
Mick [batterie] : Nous sommes un groupe de rock francophone originaire du Valais et nous sommes nés en 2008 déjà. On est simplement un groupe de potes qui nous connaissons depuis l’apprentissage et comme nous faisions déjà de la musique à ce moment-là, l’idée nous vint d’en faire ensemble. Ensuite, nous avons fait deux ou trois répétitions, puis un jour la patronne d’un établissement public du village d’Hérémence (village dans le val D’Hérens) nous proposa de venir jouer chez elle et l’aventure Wanted’s démarra.

Mike [guitare & voix] : On s’est retrouvé à devoir jouer devant un public, sans savoir encore aujourd’hui qui avait vraiment booké cette date. Suite à ce concert, le bouche à oreille a plutôt bien fonctionné et nous nous sommes retrouvés à faire plusieurs concerts. Pour être franc, Wanted’s est un peu un groupe pas prévu [rires].

Un groupe imprévu donc, mais qui sort quand même son troisième album ‘Semblant d’exister’. Parlez-nous de sa genèse, sa composition, son enregistrement.
Mick : Le travail commença il y a un peu plus d’une année déjà. Nous avions déjà tourné pendant deux ans avec les titres de notre deuxième album et nous commencions à en avoir marre, il nous fallait du nouveau. Donc Mike et Régis (le clavier du groupe) se sont mis à composer et en l’espace de six mois environ nous avions nos nouveaux morceaux. Ensuite, nous nous sommes mis au travail avec David Grillon, notre ingénieur du son studio.

Mike : Par contre, comme pour nos albums précédents, nous avons pris la décision d’enregistrer l’intégralité nous-mêmes. Nous ne sommes pas d’exceptionnels musiciens et nous n’avons pas le budget pour faire plusieurs prises dans un studio. Le confort de notre local et de nos cabines d’enregistrement a donc une nouvelle fois été privilégié. Il faut relever le gros travail qu’ont fait David et Mick pour la préparation de cet enregistrement, pose de micros etc. On y a mis beaucoup de temps et de cœur et sommes très fiers de ce dernier album.

J’en viens aux textes de Wanted’s qui sont des textes très engagés. Wanted’s, une musique pour intellectuels ?
Mike : [rires] Bon, nous avons presque tous fait des études, mais non quand même pas ! Nous sommes originaires de petites vallées, mais sommes quand même très sensibles à ce qui nous entoure. On ne dégomme pas dans nos paroles, mais nous faisons plutôt des constats par rapport aux réseaux sociaux, à certains choix politiques ou encore à l’immigration. J’estime qu’il y a plusieurs niveaux de lecture de nos paroles possibles. Ce n’est pas du Da Vinci Code avec plein de messages non plus, on est d’accord ! [rires]

À mon sens, vous vous êtes beaucoup améliorés tant musicalement que visuellement. Est-ce une gageure de se professionnaliser un maximum tout en restant amateur ?
Mick : Comment dire… Disons qu’avec les années nous savons dans quelles directions nous voulons nous diriger. Nous sommes conscients de ne pas être des pros, mais il nous tient à cœur de franchir quand même certains paliers. On a l’expérience de nos deux albums précédents, mais nous refusons de nous reposer sur nos acquis. Nous avons tenté de peaufiner au maximum pour être presque pros concernant l’aspect visuel.

Mike : On a tous un travail et faire de la musique constitue simplement une passion. Nous gardons donc les pieds dans le monde réel avec nos jobs.  Mais nous éprouvons du plaisir à continuer, car on s’aperçoit que l’on commence à passer en radio, que nous nous faisons des contacts, etc…

Si je vous demande de jeter un œil dans le rétro de Wanted’s, vous voyez quoi ?
Mike : Toujours cette jeunesse, car n’oublions pas que nous sommes une bande de copains et que nous voulons conserver ce fondement-là.

Mick : Si je regarde dans le rétro, je suis très fier de tout le chemin accompli depuis nos débuts. Car nous sommes vraiment partis de rien.

En regardant vos clips, on aperçoit un fort attachement à la région d’où vous venez. Quelles influences ont vos racines sur votre musique ? (L’interview est momentanément interrompue car les conditions cadres se sont dégradées. Nous avons mélangé nos verres de vins !)
Mike : Nous vivons dans une région magnifique, où nous passons aisément de la plaine à la montagne. Cela nous permet d’avoir plein d’idées, que ce soit pour nos vidéos ou notre musique. Mais nous commençons un peu à sortir de notre région et il se pourrait qu’il y ait des surprises à l’avenir.

En deux mots, qui étaient les acteurs dans votre clip ‘Semblant d’exister’, car ils sont une flopée ?
Mick : Nous avons Romain Mayoraz comme acteur principal. Il fait partie d’une troupe théâtrale et assure son rôle à la perfection. Les figurants ont tous été pris au hasard et comme nous portions tous des masques, il n’y avait pas vraiment de critères.

Etre beau était donc accessoire… [éclat de rire général]
Mike : Du coup cela fût un gros avantage, car dû aux masques nous avons eu beaucoup de filles. Le fait qu’elles n’aient pas besoin de se soucier de leurs coiffures fût un bon argument pour participer au tournage du clip [rire].

Votre vidéo parle de l’addiction aux nouvelles technologies. Nouvelles technologies qui sont devenues incontournables, surtout pour un groupe de musique. Comment pourriez-vous promouvoir Wanted’s sans elles ?
Mick : Si on regarde en arrière, on s’aperçoit qu’à nos débuts, nous utilisions nettement moins Facebook, Instagram etc… Et notre promotion se faisait par le bouche à oreille qui reste, à mon avis, un des meilleurs moyens pour la bonne ou la mauvaise publicité.

Dans quelles situations pourriez-vous faire semblant d’exister ?
Mick : [gros silence] Je ne sais pas…genre…maintenant ! [rires]

Mike : Tout simplement quand tu te prends un râteau par exemple ! Ou alors si tu sors une blague que les gens ne comprennent pas et que tu es le seul à rire.

Vos photos promos prisent par Aline Fournier sont plutôt réussies. Est-elle une inconditionnelle des Men in Black ou est-elle une lectrice de Saul O’Hara qui écrivit ‘Le noir te va si bien’ au début des années soixante ?
Mick : Non je crois qu’elle a un faible pour notre second guitariste et notre bassiste ! Plus sérieusement, quand nous lui avons expliqué l’univers de notre album, c’est elle qui nous a dit comment il fallait être vêtus, donc en noir. Au début, nous étions très sceptiques, car nous ne sommes pas un groupe de metal, mais finalement nous sommes très contents du résultat.

Mike : Finalement, c’est aussi une manière de muscler un peu le propos, ce qui est cohérent aussi par rapport à nos paroles.

Comme il est temps de transformer cette interview/apéro en simple apéro, je vous laisse le dernier mot : dites-nous ce qui vous passe par la tête, là tout de suite.
Mike : J’ai passé une super interview, très agréable, du bon vin, de la viande séchée ! Merci !

Mick : Un bon moment, en bonne compagnie ! Et n’oubliez pas de venir nous voir le 26 mai prochain pour le vernissage de notre album ‘ Semblant d’exister’, au Port Franc de Sion. Et puis santé !

www.wanteds.net

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