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Effectivement, j’ai laissé passer deux semaines avant d’écrire cette review. Je sais, ça peut paraître long, mais c’est surtout parce que j’avais besoin de m’en remettre. Ce n’était de loin pas la première fois que j’allais voir Volbeat, mais à chaque concert, c’est une grande baffe dans la face. Mais chaque chose en son temps, commençons par le commencement.
Une chose est sûre, c’est que l’organisation à la Suisse-Allemande n’est pas un mythe. Un contraste incroyable est à souligner entre le bout du ‘Lac de G’nèèève’ (à lire avec l’accent) et la plus grande ville de notre petit pays. A l’Arena, l’entrée s’est faite en deux parties, une pour rentrer dans le bâtiment, puis une autre pour entrer dans la salle elle-même. Nous étions simplement retenus par quatre rideaux, ‘protégés’ par quatre agents de sécurité. Pas de chance, le mien a dû avoir quelques secondes d’inattention et nous a laissé passer quelques secondes plus tard, si bien que les trois premiers rangs étaient déjà remplis à mon arrivée. Il me semble qu’on appelle cela la loi de Murphy. En comparaison, le Hallenstadion avait mis au point un dispositif simple et efficace. Fouille du sac, fouille au corps et contrôle du billet. Ça prend du temps, mais les types ne sont pas là pour rigoler avec la sécurité.
Après quelques minutes d’attente débarquent les Américains de Crobot. Qu’on se le dise, on les adore ou on déteste, avec eux, le compromis est compliqué. Une seule question subsiste dans mon esprit: Pourquoi ? Malheureusement, je n’ai pas réussi à trouver le truc qui fait que ça colle avec le reste du programme, et visiblement je n’étais pas la seule. Mais passons. Très vite mon incompréhension sera gommée par Joel O’Keeffe et sa bande, venus nous présenter de nombreux extraits de leur dernier album ‘Breakin’ Outta Hell’ en effectuant de savants mélanges avec des titres plus anciens. Pour ceux qui n’ont jamais eu la chance de les voir, ça vaut le déplacement, Airbourne, ça envoie du bois en live. O’Keeffe, adepte de la technologie sans fil (ou wireless pour les anglophiles), est intenable et part en vadrouille dans la foule sur les épaules de son ingé. Viennent ensuite un ‘Live It Up’ enflammé et ‘Too Much, Too Young, Too Fast’ qui ont su convaincre le public dans son entier. Le tout conclu par ‘Running Wild’, histoire de finir en beauté. Y a pas à dire, ces types sont vraiment bons et j’irai volontiers les revoir une fois.
Suite à cette folie hard rock australienne, l’attente se fait pesante. Le drapeau de Volbeat se met en place en avant de la scène, nous masquant tous les préparatifs en cours. Quelques minutes plus tard, ‘Born to Raise Hell’ de Motörhead résonne dans les haut-parleurs : c’est le signal. Dès les dernières notes de ce titre emblématique, les riffs de guitare de Michael Poulsen débutent ‘The Devil’s Bleeding Crown’, le premier extrait de leur album paru en juin dernier, et là, BAM ! le rideau tombe. Je dois avouer que c’était la troisième fois cette année, que j’assistais à ça, mais à chaque fois, c’est la folie. Le public en délire acclame les Danois et ces derniers nous le rendent bien. Durant ce show, beaucoup de titres issus de ‘Seal the Deal and Let’s Boogie’ (Trop ? Dirais-je si j’étais critique et nostalgique de leur albums précédents. Mais le suis-je ? Non, je ne pense pas qu’on puisse dire ça. Simplement que si je devais faire une setlist, on aurait un concert de trois heures.) Quoi qu’il en soit, les moments forts de mon points de vue étaient ‘Hallelujah Goat’ et ‘Rebound’, reprise du groupe de punk rock Teenage Bottlerocket en hommage à leur batteur Brandon Carlisle décédé il y a une année. ‘For Evigt’ a été reprise en coeur par toute la foule briquet en main, malgré nos piètre connaissance de la langue danoise, suivie de ‘Fallen’. Le concert s’est terminé après un rappel de quatre titres, dont le célèbre ‘Still Counting’ où le groupe a fait monter sur scène quelques enfants, adolescents et jeunes adultes présents dans le public.
A la fin du show, Volbeat a pris le temps de traîner un peu sur scène devant les acclamations de la foule. Pour eux, c’est une mission accomplie, ils ont su faire vibrer des milliers de personnes lors de ces deux soirs en Suisse et on les attend à nouveau de pied ferme.

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