La deuxième soirée du Venoge Festival a replongé un grand nombre de personnes dans leur jeunesse. Leggings fluos, perruques crêpées et paillettes, les festivaliers se sont offerts une deuxième jeunesse le temps d’un soir.


Démarrage de cette soirée 80’s avec Sugarhill Gand. Les papis du rap US sont venus nous rappeler les bases du genre. En quelques minutes, un décor new-yorkais old-school est planté. S’il n’y avait pas autant de vert autour de nous, on s’y croirait presque. Sur scène, l’ambiance est à la rigolade, le but est de s’amuser et les rappeurs n’hésitent pas à se taquiner. Dommage qu’encore une fois, le public ne semble pas capter les nombreuses blagues du groupe, le laissant parfois un peu dans une atmosphère en suspens.

La fosse est bondée pour le spectacle des stars des années 80, mais les fans doivent s’armer de patience : le spectacle est retardé de presque 30 minutes. Quand enfin la voix-off annonce le début d’un show de 3 heures, le public est en feu. François Feldman, Lio, Joniece Jamison, Jean-Pierre Morgan, Pedro Castano, Philippe Cataldo, Sloan, Gold, Début de soirée, Partenaire Particulier, Zouk Machine, Julie Pietri, Desireless ou encore Jean-Luc Lahaye se sont passés le micro tour à tour pour interpréter les titres phares de leur époque. Au final, le concert qui a dû être écourté à cause du retard laisse quelque peu sur sa faim. La première partie du concert comprenait trop de reprises (en anglais) et certaines séquences tiraient en longueur, cassant le rythme du show. Mais le plus dérangeant a sans doute été la technique. Sur 2 heures 30 de concert, on peut compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où deux micros à la suite ont fonctionné. Zouk Machine a dû en essayer quatre avant de pouvoir commencer son morceau. Du coup, il régnait une ambiance tendue sur scène, les chanteur.euse.s lançant à tout moment des regards perçants vers la régie scène. Un spectacle décevant et mal exploité alors que l’on sait que c’est un concept qui fonctionne plus que bien.

Autre ambiance ensuite avec les Village People et la pluie qui s’est invitée. Les emblématiques policier, ouvrier du bâtiment, cow-boy, indien, soldat et homme en cuir ont mis le feu à la scène du Venoge Festival. Les personnages font le show, arrachant les boutons de leurs chemises pour le plus grand plaisir du public. Bien sûr, tout le monde attendait la fameuse Y.M.C.A. Et l’ambiance était à son paroxysme.

Cette deuxième soirée aura replongé Penthalaz dans les années 80, mais les avis resteront mitigés sur la qualité des spectacles.

www.venogefestival.ch

 

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