Van Morrison

Van Morrison venait pour la septième fois au Montreux Jazz Festival et je n’avais encore jamais eu l’occasion de photographier LE bluesman irlandais (puisque Rory Gallagher nous a quitté, il y a bien longtemps). Je savais néanmoins que la mission s’avérerait difficile, le bougre traînant la réputation de ne pas trop aimer les photographes et de surcroît de se mettre très souvent de dos. Ce n’est pas du dédain, mais apparemment il n’est jamais à l’aise sur une scène. Mais bon, c’est quand même Van Morrison et je devais aller l’écouter une fois dans ma vie et tenter de ramener des photos. Alors question photo, je n’ai pas été déçu: photos seulement depuis le côté (et il fallait choisir un des deux), deux chansons seulement et une charte assez drastique avec la production stipulant que si par hasard (sur une malentendu) j’arrivais à sortir une bonne photo, entre les lutrins, la boite à harmo, les claviers et les pieds de micro, je pourrais avoir à la lui donner. Bref, un exercice intéressant de photographie.

Sinon, musicalement un excellent concert, un groupe super en place et un mélange de ballades jazzy, de blues et de morceaux un peu plus énergiques. Et surtout une voix incroyable toujours aussi présente malgré les années, le bonhomme affichant tout de même 70 balais et 50 ans de carrière. Des dire des collègues qui hantent le MJF depuis de nombreuses années, probablement le meilleur concert de Van Morrison.

Steve Winwood

Contraste pour le concert de Steve Winwood avec des conditions photos complètement à l’opposé de celles de Van Morrison. Certes, toujours l’habituel 3 morceaux, mais une scène dépouillée, sans retours de scène, un seul pied de micro trône au centre et les musiciens sont déployés en demi-cercle pour qu’on puisse bien voir chacun d’eux. En plus une lumière bien présente notamment lors de solos ou interventions de chacun.

On ne doit plus être beaucoup à se souvenir du Spencer Davis Group, de Traffic ou de Blind Faith qu’il fonda avec Eric Clapton et c’est probablement pour nous rafraîchir la mémoire que Winwood est parti dans ce « Greatest Hits Live Tour ». D’ailleurs on passe sa soirée à se dire « mais oui, je connais ça ! ». Steve Winwood ne partage pas seulement avec Eric Clapton d’avoir été dans le même supergroupe, ils sont aussi tous les deux des musiciens curieux qui s’aventurent dans différents genres, et toujours avec bonheur: rock, blues, pop et pas mal de jazz rock pour Steve Winwood.  Le groupe qui accompagne Steve Winwood, apparemment depuis plusieurs années déjà,  est parfait avec notamment à la guitare le brésilien José Pires de Almeida Neto (un film sur lui « the man behind the white guitar » devrait bientôt sortir). En conclusion, encore une excellente soirée au Montreux Jazz Festival.

 

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