L’idée de suivre CoreLeoni durant la journée de leur concert au Port Franc naquit dans nos petites têtes de rédacteurs du Daily Rock il y a pas mal de temps déjà. Proposée à Cédric de Rockin’ Valais (l’organisateur de la soirée), l’idée séduit. Fort heureusement, elle séduit aussi leur manager. D’innombrables e-mails plus tard, nous sommes autorisés à suivre Leo Leoni et ses musiciens presque où bon nous semble. Nous ne pouvons juste pas pénétrer dans la loge privée du groupe. Récit en mots et en images.


Texte : PiDa et David Bétrisey

Photos : David Bétrisey

 

Voilà, on y est, c’est le jour « J ». Le soleil du Valais brille et les sommets des montagnes environnantes se sont parés de leur manteau blanc, pour accueillir le groupe CoreLeoni qui arrive tout droit d’Augsburg en Allemagne, où ils se sont produits la veille. Les produits valaisans sont bien mis en valeur dans le ‘backstage’ du Port Franc et le café fumant attend la venue des musiciens prévue pour 10h00 – 10h30. Les minutes s’égrènent et la tension monte chez les organisateurs de l’association Rockin’Valais qui tournent comme des lions en cage… mais toujours personne à l’horizon.Tout est prêt, le planning est millimétré avec de belles surprises à la clé : visite d’un endroit secret et tranquille et mis à disposition par un passionné de la région d’un local avec amplis et d’une belle brochette de guitares d’exceptions pour passer un instant magique avec Leo.

Le téléphone sonne. Le tour manager annonce que la douane suisse a fait du zèle et que le bus ne sera pas à Sion avant 14h30 ! Il faut tout changer, adapter, réorganiser dans l’urgence. Du coup, on improvise une bonne fondue pour se réchauffer et remettre nos idées en place. Un bon coup de blanc et nous allons un peu mieux.

L’immense bus et sa remorque pointent, enfin, le bout du nez…. Ouf ! Ils sont là ! Leo arrive en tête suivi des autres musiciens et des accompagnants. On aperçoit tout de suite sur leurs visages que la route a été longue, trop longue. Ils prennent leur loge à leur guise pendant que leur chauffeur arrive, par un exploit incroyable, à zigzaguer autour du Port Franc avec son énorme bus, pour amener la remorque devant l’entrée des artistes. Igor, l’autre guitariste, se délecte du joli buffet mis à leur disposition et le tour manager, James Anderson, vient chercher le remontant ultime pour galvaniser ses troupes. Il disparaît dans la loge avec une bouteille de Jack Daniel’s.

 

Remis et requinqués, tout le monde s’affaire pour vider la remorque de l’impressionnant matériel et l’amener sur la scène. Un joli mélange de musiciens, organisateurs, bénévoles et sonorisateurs mettent la main à la pâte. Les ‘flight cases’ défilent avec plein d’inscriptions notées dessus : Gotthard, Leo, CoreLeoni. Chaque musicien monte lui-même son matériel pendant que la décoration est suspendue, que les éclairagistes ajustent leurs lumières et que les ingénieurs du son raccordent et branchent les micros sur tous les instruments fraîchement mis en place.Tout ce beau monde a mis beaucoup d’énergie pour rattraper le temps perdu et les premières notes du ‘soundcheck’ claquent vers 17h00.

 

Nous déambulons en coulisse et discutons un peu avec tout le monde, lorsque James Anderson (le tour manager) vient nous chercher pour l’interview de Leo. L’entretien s’effectue dans la salle à manger, tranquillement assis à une table qui se veut être aussi stable qu’un adolescent en quête de repères. Après avoir changé de place, l’interview se déroule dans la convivialité, et nous n’hésitons pas à déborder sur d’autres sujets que ceux d’une interview d’un groupe de musique. Il est temps de prendre congé du guitariste vedette du soir. L’homme doit encore donner un autre entretien avant son concert.

 

Nous assistons aux concerts de Silver Dust et de Redeem. On en profite aussi pour boire des coups ‘backstage’. Notre employeur n’étant vraiment pas regardant sur la consommation d’alcool pendant le service, on en profite ! Et on ‘tape des théories’ avec la sympathique Aude (la tour manager de Silver Dust), avec le sonorisateur de la salle, avec James Anderson, et nous nous autorisons déjà les premières raclettes avec les membres de Redeem. Mais l’heure tourne et la pression s’accentue. CoreLeoni va monter sur scène…

Seules quatre marches séparent les loges des abords de la scène. Sont présents à cet endroit : James Anderson, l’ingénieur du son des ‘ retours’, le ‘stage manager’, un technicien du Port franc et nous. Leo, Alex, Mila, Igor et Ronnie se mettent en rond, bras sur les épaules, telle une mêlée

de rugby. Nous n’entendons pas les mots prononcés par le groupe. Et si en tant que lecteur, tu te demandes quand est-ce qu’on doit se faire discrets lors d’un tel reportage, c’est clairement maintenant ! L’idée même de prendre une photo ou de leur parler ne nous effleure pas ! Ce petit rituel terminé, ce sont des visages concentrés qui investissent enfin la scène du Port Franc pour un concert magistral. C’est sur les notes de ‘ Immigrant Song’ de Led Zeppelin que le groupe prend congé de ses fans. Une bouteille de whisky et des bières attendent le groupe. Ce sont les traits marqués par l’effort, mais le sourire radieux que les membres du groupe rejoignent leur loge. Là, par contre, nous avons droit, nous fouineurs d’un soir, à des sourires et des poignées de main. Nous prenons congé de Leo et de son groupe, non sans regrets : comme nous travaillons le lendemain (pour un employeur plus regardant que le Daily Rock sur l’état physique de ses employés en service) David et moi partons relativement tôt. Mais de sources sûres, le four à raclette surchauffa et le vin coula durant ‘l’after’. On est en Valais ‘ De tcheu’ !!

 

Le pari audacieux de l’association Rockin’Valais est réussi. Nous tenons à remercier Cédric Forclaz qui a fait fumer sa boîte mail afin que le Daily Rock puisse jouir d’accès d’ordinaire interdits. Merci à James Anderson pour son ouverture d’esprit et sa gentillesse. Merci à Leo Leoni d’être si avenant et sympathique. Merci à la demi-meule de Tourtemagne d’avoir été si goûtue. Un grand bravo à nous, rédacteurs du Daily Rock. Nous avons su nous tenir et aucune chicane de couple n’est venue ternir notre collaboration. Respect aux artistes et aux bénévoles qui ont travaillé comme des chefs pour offrir un moment extraordinaire aux fans de rock’n’roll de la région.

Petit message aux membres de l’association Rockin’Valais. Si l’idée vous revient d’organiser à nouveau un concert de cette envergure, faites-vous plaisir ! Vous ferez des heureux !

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