Association étonnante que ces deux groupes à l’Auditorium Stravinsky en ce lundi 10 juillet. The Kills, c’est la combinaison du charisme de Jamie Hince, bad boy au blouson noir, le rock qui lui coule dans les veines, et la sensualité d’Alison Mosshart, chanteuse au timbre aguicheur, se trémoussant sensuellement autour de son micro. Avec une prestation fiévreuse The Kills ont fait briller quelques yeux. Le public attentif a vibré au son des ‘Heart of a Dog’, ‘Tape Song’ ou ‘Siberian Nights’. La complicité entre le Britannique et l’Américaine était plutôt touchante. Ce parfait duo semble en osmose et cela ajoute un petit quelque chose en plus à leur prestation. ‘Now Wow’ conclut le set d’un rock crasseux comme on aime.

Kasabian qui ne paie pas tant de mine que ça sur album, se révèle être une grosse machine bien huilée sur scène. Gros son, tubes à la chaîne, les British ont le sens du show et dans le Strav cela fait merveille. Le public qui avait eu droit à une heure et demi de rock sulfureux avec les Kills, réagit au quart de tour à ce rock sautillant et massif. Un peu à la manière de Kaiser Chiefs, les Anglais ont ce truc qui soulève les foules (pas toujours facile en Suisse). Tom Meighan en savant fou, blouse blanche avec un petit regard psycho, mène la barque avec charisme, aidé de son acolyte Sergio Pizzorno, guitariste/chanteur/co-animateur. Début fracassant avec le percutant ‘III ray (the King)’, suivi par le non moins excellent ‘Bumblebee’ à l’énorme rythmique et ‘Eez-eh’ aux relents disco. ‘Shoot the Runner’ autre single qui fait mouche en live s’enchaine avec facilité. ‘Club Foot’ et ‘Empire’, deux ‘anciens’ tubes et morceaux typiquement ‘kasabianesques’ prennent une ampleur incroyable sur la scène montreusienne. Première partie magistralement conclue par ‘L.S.F.’ avec des ‘oh oh ohhh’ que reprendra en chœur le public pour faire revenir le groupe pour le rappel qui se terminera par une phrase qui résume à elle seule l’ambiance du concert ‘I’m on fiiiire !’ Un beau moment d’énergie rock’n roll entre un groupe et son public. Deux ambiances aussi différentes qu’immersives.

Photo : Luis Amella / Amdo Photo

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