The Flaming Lips : un groupe qui a déjà bien des kilomètres et moult notes à son actif. Propulsé sur terre en 1983, il s’est toujours présenté comme versatile, créatif et expérimental. Si vous êtes déjà fan, vous aimerez cet opus où l’on reconnaît leur griffe distinctive, à la fois pointue, extravagante et mélodique ( mention spéciale pour ‘Flowers of Neptune 6’). Distinctement inspiré des sons vaporeux des années 60 dans le chant et certains arrangements de guitare – et bien évidemment dans les thématiques récurrentes de leur parolier.

‘Brother Eye’ et ‘Assassins of Youth’ arrivent à nous surprendre avec leurs essais électroniques bien amenés. ‘God and the Policeman’ est une ballade spatiale envoûtante, et la piste finale ‘My Religion is You’ (aussi leur premier single sur l’album) nous embrasse chaudement. C’est que le chanteur et multi-instrumentaliste Wayne Coyne est fan des Beatles et joue même du theremin.

D’après lui, les Lips sont devenus un groupe de sept et ils se positionnent donc à présent comme un groupe américain ‘élargi’ – comme les Grateful Dead par exemple. Une influence claire et parfois taquine (écouter ‘Mother I’ve taken LSD’), comme en attestent les chansons ‘Dinosaurs on the Mountain’ et ‘At the movies on Qualuudes’.

‘American Head’ est un album harmonieusement assemblé, à la composition agréable et mélodique, et à mon humble avis, super sympa à écouter aux couchers et levers du soleil pour oublier le covid. Presque pas besoin de Qualuudes, de toute façon il n’y en a plus en 2020. [Krisztina Kovacs]

Note : 3.5/5

www.flaminglips.com

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