© Ed Miles

Le temple du psychédélisme est de retour. Les jeunots britons confirment leur envie de nous embarquer dans la machine à remonter le temps. Sans vraie surprise, ‘Volcano’ envoie cependant quelques volutes de fumée fort réjouissantes !

Sur le premier album, vous avez pu réunir tous les meilleurs morceaux que vous avez jamais écrit en tant que groupe. Pour le deuxième, vous avez eu moins de temps pour cela, avez-vous ressenti une certaine pression ?
Adam (synthé) : Je pense qu’on s’est créé notre propre pression à l’interne mais on n’en n’a pas tellement eu de l’extérieur. On n’écrit pas en tournée mais on avait beaucoup de morceaux. Non pas vraiment de pression. On a pu profiter du processus (rires).

Après un premier album unanimement acclamé, aviez-vous peur de trop vous répéter ? Qu’est-ce que ‘Volcano’ possède que ‘Sun Structures’ n’avait pas ?
Je pense que c’est un effort conscient de ne pas se répéter. Nous avons pris certaines décisions sur la production par exemple, de ne pas utiliser autant de reverb et delay. Je pense que ‘Volcano’ est différent aussi parce qu’il a plus de basses fréquences qui manquaient sur le premier. Ça a fait une vraie différence selon moi sur les nouvelles chansons. Ça permet d’aérer un peu. Au niveau des paroles, nous avons évolué aussi. Je pense que sur le premier album, le sujet des chansons n’était pas aussi clair. Sur cet album, on voulait être sûr que tout le monde puisse comprendre ce qu’on voulait dire. Elles sont aussi bien plus introspectives. Il est plus direct aussi selon moi.

On entend plus de sons électroniques sur ‘Volcano’.
Oui il y en a beaucoup plus mais il y en avait déjà sur ‘Sun Structures’, ils étaient juste cachés, masqué par la production. Sur ‘Volcano’, on les entend plus distinctement ce qui rend le tout plus pop. Mais je pense que tous les artifices ont été enlevés et que les chansons ressemblent plus à ce qu’elles sont vraiment.

Le fait que vous tourniez beaucoup a-t-il eu une conséquence sur la façon dont vous avez composé le nouvel album ?
Je pense oui. Tourner beaucoup a permis de redonner un côté live à nos morceaux. On voulait provoquer une émotion dans les tripes. Nous avons rallongé des passages de morceaux et on leur a donné un côté plus lourd et j’ai l’impression que sur ‘Volcano’ nous avons appliqué ces idées.

Lorsqu’on écoute Temples, on plonge littéralement dans les 70’s. qu’est-ce qui vous a particulièrement marqué dans cette décennie ?
Ce fut une décennie d’expérimentations, où le côté pop pouvait s’y mélanger. Aussi, beaucoup d’avancées technologiques ont été faites à ce moment-là. Je trouve vraiment cool la façon dont certains groupes ont utilisés tout ce qu’ils avaient à disposition. On se l’explique pas vraiment tu sais et on écoute beaucoup de musiques différentes.

Tu aimes la musique moderne ?
Ça dépend. Je n’aime pas ce qui passe sur les radios commerciales, ça m’ennuie, mais il y a de super groupes oui ! [JM]

En concert le 20 avril 2017 aux Docks.

www.templestheband.com

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