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Kodaline

Que vous connaissiez déjà Sziget ou non, s’y rendre ne peut être une mauvaise idée. Géant des festivals européens, le festival hongrois ne se vit jamais deux fois de la même manière tant l’île d’Obuda, sur laquelle il a lieu, est vaste et le programme varié. Pour les szigotos non-initiés, rappelons que Sziget englobe plusieurs centaines de concerts et autres productions artistiques (cirque, cabaret, théâtre, arts de rue), une cinquantaine de scènes et 441’000 visiteurs (en 2015). Tout comme la ville de Budapest qui l’accueille, le festival garde son âme d’antan tout en changeant de visage année après année, avec notamment une ligne marketing de plus en plus travaillée et assumée ainsi qu’une modernisation perpétuelle. Et ça fonctionne : Sziget a déjà été élu par deux fois ‘Meilleur festival européen de grande taille’ lors des European Festival Awards et a décroché le prix de ‘Meilleure programmation’ pour sa dernière édition.

Quel que soit votre genre de prédilection vous y trouverez en effet votre bonheur, avec un fort accent sur les musiques pop, rock, électro et world. Mais Sziget c’est aussi l’opportunité de passer d’un concert metal à des violons tziganes en quelques minutes, et c’est certainement là l’un des aspects les plus intéressants et addictifs du festival, à n’en pas douter l’un des plus riches du vieux continent par la qualité de ses propositions.

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Côté rock, on retrouvera notamment cette année de grosses pointures avec les drones du nouveau numéro de haute voltige de Muse, la britpop du frère terrible Noel Gallagher ou la réunion tant attendue de Miles Kane et Alex Turner pour le second album des Last Shadow Puppets. On sautera fougeusement sur le live toujours survolté de Skunk Anansie, probablement en tenant la féline Skin à bout de bras pendant une bonne partie du concert, puis on se défoulera sur Bullet For My Valentine, Sum 41 ou Bring Me The Horizon. On arrêtera de se prendre au sérieux avec Leningrad et Soviet Suprem puis on planera, envoûtés par Sigur Rós. Les plus world se réjouiront de la venue de Manu Chao, des Hurlements de Léo ou de Goran Bregovic ; les plus radio de Sia, Rihanna et David Guetta.

Pour les boudeurs de superstars, pas de panique, profitez-en pour aller faire un tour en ville, Budapest est magnifique et propose au moins autant de merveilles que le festival, tant par ses particularités culturelles ou historiques que sa beauté intrinsèque. Mangez du goulash et des langos, buvez du Tokaj et de la Palinka, visitez les Kerts (ruin pubs), escaladez la colline accueillant la citadelle et reposez-vous dans les magnifiques bains. Budapest est exceptionnelle, alors ne manquez pas d’y faire un tour.
Vous présenter le reste de la programmation (Quimby, Bastille, the Lumineers, Kaiser Chiefs, Parov Stelar, Bloc Party, M83, Kodaline, etc.) serait impossible sur papier alors un seul conseil : allez-y ! Mais dépêchez-vous, il n’y aura pas de pass pour tout le monde.

szigetfestival.com

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