Les adeptes de musique intelligente étaient de nouveau réunis en cette fin février à Zurich. C’est au Volkshaus que Steven Wilson avait choisi de revenir interpréter son ‘To the Bone’, dernier album en date. Pour l’occasion, il avait installé un voile entre lui et son public sur lequel il a projeté plusieurs images pour illustrer ses morceaux en plus de l’écran à l’arrière de la scène. Un voile du plus bel effet qui a permis d’inviter sur scène ses différentes collègues chanteuses qui apparaissent au fil de ses albums comme Nina Tayeb sur le magnifique ‘Pariah’ ou encore Sophie Hunger sur ‘Song of I’. Pour cette dernière, on aurait espéré la voir débouler sur scène en chair et en os. On se contentera cependant de sa projection. D’humeur taquine ce soir-là, Steven Wilson est plutôt bavard ce qui instaure une ambiance complice tout au long du set.

‘Nowhere Now’ entame de magnifique manière ce concert qui sera aussi long que riche et varié, alternant les morceaux très prog (‘Home Invasion’, ‘The Sound of Muzak’) et plus pop (‘Pariah’, ‘Lazarus’), voire même ce qu’il a qualifié de disco avec son single controversé ‘Permanating’ dont il s’en amuse. Ces allers-retours entre plusieurs styles qui peuvent être assez éloignés sont assez délectables. Disséminés au milieu de tout cela, des classiques de Porcupine Tree comme ‘Sleep Together’ qui fait balancer la tête avec son rythme entêtant. Le groupe nous offrira deux parties d’une heure et quart assez denses, et pourtant, la soirée aura passé à une vitesse folle.

Le rappel verra le superbe ‘Blackfield’ être ressorti du placard et le final ‘The Raven that Refused to Sing’ et son sublime clip animé projeté en fond à chaque fois bouleversant. Une soirée exceptionnelle de bon goût musical.

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