SONISPHERE FESTIVAL
3. & 4. Juin 2016 – Allmend, Luzern

 

Les dieux de la pluie ne doivent pas aimer le rock’n’roll ! Ou plus simplement, ils ont peut-être une aversion particulière contre la version suisse du Sonisphere Festival. Dejà pendant la fameuse et désastreuse édition en 2010, le festival s’était transformé en remake de Woodstock après plusieurs jours de pluie; cette année la pluie nous a à nouveau rendu visite en tombant copieusement pendant toute la journée du vendredi et partiellement le samedi. Mais cette fois, sauf dans des endroits épars, il n’y a pas eu trop de boue et grâce a une très bonne organisation, le festival s’est deroulé sans trop de problèmes à signaler. La météo défavorable n’a pas absolument pas ruiné l’atmosphère pour les 70’000 festivaliers qui ont célébré leur groupes favoris pendant deux jours.

 

Rammstein - copyright 2016 by Andy Gaggioli

Rammstein – copyright 2016 by Andy Gaggioli

 

Jour 1

La journée commence tranquillement avec les concerts de The Wild Lies et The Raven Age. Le public arrivent sur place gentiment et l’atmosphère est encore très détendue, malgré quelques gouttes de pluie. Quand Gojira monte sur scène il n’y a pas encore un foule énorme, mais les français démontrent pourquoi ils sont devenus un des groupes les plus appréciés de ces dernières années. Malgré que l’efficacité de leur thrash metal hyper-technique ne soit pas du tout immédiate, le public semble apprécier. Son puissant et capacités techniques impressionnantes sont leur arme principale.

Même pas le temps d’aller acheter un bière que Zeus décide de nous pisser dessous, sérieusement cette fois. Et Marc Tremonti et son groupe est la première victime de la pluie copieuse qui tombe sans arrêt durant tout le concert. Malgré des morceaux de bon impact et un bon son, le public a quitté les premiers rangs et l’atmosphère devient un peut plus froide, malgré l’effort de Mark et ses potes pour faire participer le public. Dommage car le guitariste de Alter Bridge et Creed aurait mérité un meilleur accueil.

Les bellicistes suédois de Sabaton par contre peuvent compter sur une fan-base énorme : il n’y a pas de pluie qui puisse les arrêter. Le public chante pendant tout leur concert, saute et ne semble pas s’intéresser au déluge. On peut aimer ou détester ce groupe, mais il font très bien leur job. Le chanteur Joakim interragi avec les fans d’une façon très sympa et des morceaux comme ‘Primo Victoria’ deviennent vite une énorme fête de masse.

La plus grande partie des 20’000 présents pendant la première journée du Sonisphere étaient là sourtout pour Iron Maiden et leur  ‘The Book of Souls’ les a fait reprendre la route plus forts que jamais. ‘Doctor Doctor’ de UFO annonce l’arrivée sur scène du grupe. Introduit par un bref clip, ‘If Eternity Should Fail’ démarre le concert. Bruce chante ‘a cappella’ la premiere partie du morceau, suive par le reste du groupe entre feu et flammes. ‘Speed of Light’, aussi issu du dernier LP, et ‘Children of the Damned’ suivent sans interruption. Bruce est toujours Bruce. Il courre partout et chante superbement comme s’il n’avait jamais eu un cancer à la langue. Chapeau ! Le set-list est principalement basée sur les morceaux du dernier CD ‘The Book of Souls’, mais les classiques ne peuvent pas manquer: ‘The Trooper’, ‘Hallowed By Thy Name’ ou ‘Powerslave’ font leur retour dans la set-list. Avec ‘Iron Maiden’ et l’apparition du grand Eddie au fond de la scène, on arrive à la fin de la première partie du concert. Mais pour tous les 20’000 spectateurs mouillés mais enthusiastes, il est clair qu’on va continuer et ‘The Number of the Beast’,’Blood Brothers’ et ‘Wasted Years’, exceptionellement placée  en fin de set, vont clore un concert dont on va se souvenir longtemps!

 

Jour 2

La deuxième journée semble commencer un peut comme le jour d’avant, avec le temps qui ne semble promettre rien de bon. En même temps l’atmosphère est déjà plus chaude. Aujourd’hui, on attend plus de 50’000 personnes de toute la Suisse et même l’Europe et on remarque dans l’air qu’il s’agit d’un gros évènement. Les Autrichien de Tuxedoo et leur ‘alpencore’ ouvrent les festivités avec une note colorée: le groupe est habillé en vêtements traditionels, dirndl (les pantalons en cuir tyrolien) inclus ! A suivre Shakra, le seul groupe suisse à monter sur la grande scène du festival. Un peu détonnant avec les propositions musicales des autres groupes du jour, ils affichent quand-même un grand professionalisme. Après The Shrine, power-trio de Venice Beach, montent sur scène Powerwolf, un groupe qui a vu augmenter sa popularité d’un manière incroyable. Leur power-metal très pompeux semble être en vogue chez les plus jeunes et le public des premier rangs semble les apprécier. A suivre, le premier des deux ‘Big Four’ du festival. Anthrax sont en train de promovoir leur dernier CD ‘For All Kings’ et montent sur scène très motivés. Le groupe n’a pas besoin de presentation et nous jette  ‘Caught in a Mosh’, ‘Got the Time’ et ‘Antisocial’ comme entrée ! ‘Evil Twin’ et ‘Breathing Lightning’ issu de leur dernier album font leur apparition dans la set-list, ainsi que le classique ‘Indians’. Sur scène, ça bouge fort avec Frank Bello et Scott Ian et un Joey Belladonna qui démontre encore une fois être un entertainer de première classe. Apocalyptica sont sans doute un groupe intéressant et s’ils sont capables de créer une ambiance sans précédent en salle, on crait une performance un peu plus disparâte sur une grande scène de festival. Mais le son de leurs violoncelles est puissant comme un guitare électrique !
Il y avait un époque où Slayer était le symbole de violence sonore. Aucun groupe n’était capable de créer une telle atmosphère agressive comme eux. De nos jours, même s’ils sont toujours un groupe de haut vol avec une série de classiques immortels dans leur set-list, j’ai l’impression que le groupe a perdu l’impact qu’il avait sur scène. ‘War Ensemble’, ‘Season in the Abyss’, ‘South of Heaven’, ‘Raining Blood’ ou ‘Angel of Death’ sont toujours de super morceaux, mais aujourd’hui l’impact sur le public était bien faible (je n’ai jamais vu un public autant tranquille pendant un concert de Slayer!). Avouons que jouer juste avant un groupe de la taille de Rammstein n’est pas facile. Les six Allemands sont connus pour offrir un son énorme et un show très spectaculaire. Et en effet, sur les notes de ‘Ramm 4’, un nouvau morceau apparemment composé de citations d’autres chanson de leur répertoire, les guitaristes Paul Landers et Richard Kruspe descendent sur scène depuis les lumières perchées au sommet de la grande scène. Le reste du groupe suivra de près avec Till Lindemann dans le rôle d’un danseur de tip-tap completement fou. Et depuis là partira un délire de jeux de lumières, feux d’artifice et trouvailles scéniques, la plupart basés sur l’utilisation de flammes, comme l’on s’y attend de la part du groupe. La set-list est composée de plusieurs classiques comme ‘Keine Lust’, ‘Feuer Frei’, ‘Links 2-3-4’ ou ‘Ich will’, mais aussi de quelques surprises comme ‘Reise, Reise’ ou ‘Zerstören’, des morceaux très peu joués dans le passé. ‘Mein Herz brennt’ retourne en version electrique après la version au piano de la dernière tournée. Le public a la mâchoire ouverte par l’énormité du show, est en délire dès que les premières notes de ‘Du hast’ ! Pour finir la première partie le groupe nous propose ‘Amerika’ qui, elle aussi, n’était pas jouée depuis quelques temps. Le groupe retourne sur scène avec ‘Sonne’ pour après se rassembler au bord de la scène pour interpréter une version acoustique et très touchante de ‘Ohne dich’, accompagnée par le public. Et pour finir le concert, Till s’envole avec d’énormes ailes en flammes pour interpreter ‘Engel’.  Un concert de grand classe et très spectaculaire qu’on espère de revoir au plus tôt.
L’édition 2016 du Sonisphere ne pouvait pas terminer mieux et il faut bien espérer d’avoir d’autres éditions comme ça dans le futur!

 

Gojira - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Gojira – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Gojira - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Gojira – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

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Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

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Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Iron Maiden - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

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Anthrax - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Anthrax – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Anthrax - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

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Anthrax - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

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Slayer - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Slayer – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Slayer - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Slayer – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Slayer - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Slayer – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Slayer - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

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Rammstein - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Rammstein – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Rammstein - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Rammstein – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Rammstein - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

Rammstein – Copyright 2016 by Andy Gaggioli

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Rammstein - Copyright 2016 by Andy Gaggioli

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