©Second Relation

A l’occasion de leur signature chez Long Branch Records, le combo autrichien Second Relation a vu son album studio datant de 2011 sortir sous forme physique pour la première fois.

Revenons quatre ans en arrière et penchons-nous sur cet Abiona. Dès les premières notes, on est confronté à l’un des points forts de cet album : le jeu de guitare. Entre les gros riffs de baltringues joués à l’unisson et les twins guitars dont la dissonance rappelle parfois celle d’un Opeth de la première heure, les rythmes de guitare acoustique sauront convaincre les plus sceptiques.

Les sons de claviers très vintage sont relégués au second plan, sans pour autant devenir anecdotiques. La section rythmique, quant à elle, renvoie irrémédiablement au duo Colin Edwin & Gavin Harrison de Porcupine Tree, sans pour autant les plagier.

Le principal bémol ici réside pour moi dans les parties vocales : le bougre s’en sort très bien, dans un registre limité certes, mais qui n’est pas sans rappeler les cleans de Mikael Åkerfeldt. Le hic, c’est qu’on remarque très rapidement que le chanteur n’est pas anglophone, ce qui est à mon sens assez dommage. Il aurait presque été préférable d’avoir des paroles en allemand, ce qui aurait valu à Second Relation une certaine exclusivité en la matière : du rock progressif en allemand.

De manière globale, Abiona reste un très bon alliage de prog, mêlant la modernité des derniers Porcupine Tree et Opeth avec le traitement old school de Discipline … Quoi, tu ne connais pas ? Ça te fera des devoirs, en attendant leur prochain titre prévu pour début 2016

https://www.youtube.com/watch?v=-NdWzZffHTQ

 

Fiche CD
Abiona
Long Branch Records
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