SCORPIONS + WHITESNAKE

28.11.2015 Hallenstadion, Zürich

« Scorpions full in action in Zürich! » © Andy Gaggioli

 

Pour un groupe de rock, fêter 50 ans de carrière est un acomplissment incroyable. Combien de groupes peuvent se vanter d’une carrière pareille? Peut-être Rolling Stones, certes, mais peu d’autres… En plus ils semblent s’amuser comme des gamins car leur tournée d’adieux demarrée en 2010 ne semble jamais se terminer! Pour le concert de Zürich, Scorpions a voulu comme première partie une autre légende du hard-rock, Dave Coverdale est ses Whitesnake. Et ces derniers démarrent leur concert avec panache avec une reprise de ‘Burn’ de Deep Purle, groupe dans lequel Dave a notamment chanté dans les année soixante-dix, pendant la periode ‘Mark III’ and ‘Mark IV’. Whitesnake viennent de sortir un album de reprises des Purple et ces dernières vont être bien présentes dans la set-list de ce soir, ‘Mistreated’, ‘You Fool No One’ et ‘Soldier of Fortune’ pour être précis. Dave est en forme, bouge sur scène, interagit avec le public et, chose plus importante, chante comme je ne l’ai jamais entendu depuis quelques temps. Bien sûr l’aide du claviériste Michele Luppi sur les mélodies plus compliquées est bien utile, mais il faut admettre que Mr. Coverdale à eu une bonne soirée et a su tirer la couverture de son côté. Le reste du groupe est comme toujours composé de musiciens de haut-vol, avec la légende Tommy Aldridge à la batterie, Reb Beach et Joel Hoekstra aux guitares et Michael Devin à la basse. Les superhits des années quatre-vingt, ‘Here I go Again’ et ‘Still of the Night’ terminent un concert très énergique et bien apprecié par le public, qui est désormais bien chaud pour les headliners.

 

Copyright 2015 by Andy Gaggioli

Copyright 2015 by Andy Gaggioli

 

Le groupe originaire de Hannover donne tout depuis les premières notes de ‘Going Out with a Bang’, suivie par ‘Make it Real’ et ‘The Zoo’. Le concert commence bien. Si Klaus Maine est un peu statique sur scène et ce concentre au chant, son pote de longue date et fondateur du groupe, Rudolf Schenker de son côté n’arrête pas de bouger, courir et faire des grimaces au photographes. Très sympa le mec! L’instrumentale ‘Coast to Coast’ introduit un medley de morceaux des année soixante-dix, qui ne trouvent que rarement leur place dans le set-list : ‘Top of the Bill’, ‘Steamrock Fever’, ‘Speedy’s Coming’ et ‘Catch Your Train’. Deux morceaux après le groupe se bouge au fond du catwalk pour jouer un medley très suggestif de morceaux en acoustique : la larmoyante ‘Always Somewhere’, ‘Eye of the Storm’ et ‘Send me an Angel’. A la fin de laquelle ils nous proposent le ‘perce-oreille’ ‘Wind of Change’. Assez de sucre, voilà donc qu’ils embrassent à nouveau les guitares eletriques pour commencer un feu d’artifice de hits du calibre de ‘Dynamite’, ‘Blackout’ et ‘Big City Nights’. Il ne faut pas oublier le solo de batterie de James Kottak, qui, depuis son drum-riser élévé à plus de 10 mètres de haut, nous propose un spectacle composé plutôt  par des poses stéréotypée que de contenu techniques. Après la pause obligatoire ‘Still Loving You’ et ‘Rock You Like a Hurricane’ terminent merveilleusement bien un très bon concert. Qui aurait pensé qu’après 50 ans les Scorpions ne sont qu’un groupe de ‘oldie’ devrait revoir sa copie, car les sympa teutons sont encore capables de nous pincer avec leur aiguillons increvables ! [Andy Gaggioli]

 

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