Une fois passé le monologue subliminal sur fond de tic tac qui inaugure la nouvelle traversée en solitaire de Roger Waters, tête pensante (et têtue) du Floyd, un petit air de ‘Déjà vu’, bien confortable, s’installe alors que les premiers arpèges évoquent ‘Mother’ et ‘Wish You Were Here’. La voix est chevrotante, l’orchestration subtile, les harmonies aériennes. L’envol se poursuit au-dessus des nappes synthétiques de ‘The last Refugee’. La suite est du même acabit, un véritable kaléidoscope de ce que ce pionnier du rock psychédélique a proposé de mieux avec ses anciens compères: bruitages en tout genre (vagues, mouettes, échos), extraits de dialogues, chœurs féminins, chant torturé, rythmes sauriens dignes de ‘More’, Moog perfide, guitares cristallines. Quitte parfois à se répéter (plusieurs ballades se ressemblent), autant le faire avec sincérité. Car la critique politico-sociale est omniprésente. Son récent ‘Trump is a Pig’ à Mexico est encore dans tous les esprits (pas très sympa pour le cochon). En 2017, Waters n’est plus avant-gardiste, mais délicieusement rétro. Seul bémol: la guitare de Gilmour nous manque tellement. Le jour où celle-ci s’en est allée, ‘A part of me died’.

www.rogerwaters.com

Note : 4/5

 

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