Après un break de cinq ans, Michel May est de retour au sein de la prog’ du sympathique festival vaudois, et cela se voit tout de go. Pas de soirée electro, ni d’humoriste. Les gros riffs font leur retour en force. Oh yeah!

Jeudi 10 août
Marilyn (pour Monroe) Manson (pour Charles) reviendra hanter les arènes romaines et y traîner ses deux mètres de mauvais os. A l’orée de la cinquantaine, le shock rocker s’est assagi, probablement embourgeoisé par trop de cocktails mondains, mais sa venue à Aventicum (la seconde, pile poil dix ans après) constitue un haut (mé)fait.
Pour ouvrir le bal (masqué), les Sisters of Mercy. Les ambassadeurs d’une dark wave post-punk (comprenne qui pourra) emmenés par Andrew Eldritch sillonnent les routes sans aucun nouveau compact dans le baluchon depuis 1990, donnant à cette gothique soirée une touche de nostalgie.

Vendredi 11 août
Fer de lance du hard-rock suisse (même si ses albums ne se vendent plus par palettes), Gotthard signe un retour en terrain conquis, cinq ans après un concert mémorable qui avait vu 8’000 festivaliers adopter Nic Maeder, un enfant de la région. Les Tessinois célèbrent cette année leurs noces d’argent, fort d’un album (‘Silver’) aux 48% de ballades.
Que dire des Rival Sons sinon que le quintet californien est l’un des meilleurs groupes du monde. Le combo emmené par Jay Buchanan, gouailleur hors pair qui finit souvent en transe, et Scott Holiday, guitariste à la moustache impériale, propose un rock énergique, classieux et déconcertant, oscillant entre blues, folk, heavy et psyché, faisant de lui la figure de proue de la mouvance rock rétro.
Rétro et californien également, Vintage Trouble est un groupe qui livre la marchandise. Leur frontman Ty Taylor, ancien choriste gospel et disciple de James Brown, déploie sur scène une énergie hors du commun. Paul Stanley (Kiss) les a choisis pour jouer à son 60ème anniversaire en 2012 et Lenny Kravitz pour chauffer son public. Deux gages de grande qualité.

Samedi 12 août
On ne présente plus Ben Harper, qui fait ce qu’il veut, quand il veut et avec qui il veut (les Blind Boys of Alabama, Charlie Musslewhite, sa maman). Ce coup-ci, il a requinqué ses géniaux Innocent Criminals. Avec eux, ce n’est rien de moins qu’un authentique voyage musical auquel nous serons conviés. On frémit déjà à l’idée de revoir le Californien (encore!) caresser divinement son Asher Signature Lap Steel.
Pionniers de la mouvance disco-punk, les Ecossais de Franz Ferdinand, pourtant ni disco ni punk, distillaient leur rock énervé et saccadé. Moins pertinents aujourd’hui, ils constituent tout de même une référence pour les kids qui ont sautillé sur ‘Take Me Out’ à l’aube du millénaire.

Notre coup de cœur de la scène du Casino: Zeal & Ardor (jeudi) : métissage incongru (chants gospel et blues noisy sur fond de black metal d’obédience norvégienne) de l’Américano-suisse Manuel Gagneux a fait le buzz sur la toile et attirera les curiosités.

www.rockozarenes.com

 

 

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