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Le 22 décembre 2014, l’un des survivants de la génération Woodstock, devenu célèbre grâce à sa prestation durant ces quelques jours de folie, a raccroché à tout jamais. Joe Cocker, sa voix rauque et ses excès sont partis rejoindre Janis et Jimi dans un monde rempli de paix et de musique.

 

Woodstock, quelque part dans la cambrousse de l’Etat de New-York en août 1969. Il fait chaud, très chaud et plusieurs centaines de milliers de hippies, (environ 500’000) ont pris peu à peu possession des lieux suite à l’annonce de la gratuité des festivités décrétée après que les organisateurs, dépassés par l’ampleur de l’événement, aient déclaré : ‘ From now on, this is a free concert ! ‘ (A partir de maintenant, l’entrée est libre !).

C’est pendant la troisième nuit du festival juste avant qu’un orage monstrueux ne vienne tout balayer sur son passage, obligeant les organisateurs à stopper momentanément les concerts et faisant de Woodstock le festival de la gadoue, qu’un jeune Anglais, de tout juste vingt-cinq ans, va faire sensation. The Grease Band entre en scène à deux heures du mat. Il faudra attendre la troisième chanson ’Dear Land Lord’ pour que Joe Cocker rejoigne son groupe. Une setlist courte, treize titres, pas mal de cover dont notamment ‘I Dont Need a Doctor’ (Ray Charles), ‘Juste like a Woman’ (Dylan) et pour clore le set, une explosive reprise de ‘With a Little Help From my Friends’ (The Beatles) bien plus rock et bluesy que l’originale. Cette fois la carrière de Joe Cocker est lancée.

Et dire qu’il a tout d’abord peiné à se faire un nom ! Il a commencé dans des pubs du Nord de l’Angleterre dont il est originaire en 1961. En 69, il est inconnu du grand public, contrairement aux Who, à Jefferson Aiplane, Janis Joplin ou Jimi Hendrix qui eux bénéficient déjà d’une certaine notoriété. Joe Cocker est l’enfant de Woodstock. Sa voix d’écorché vif absolument unique et sa gestuelle ne tarderont pas à en faire une star mondialement connue.

Cette même année, Joe Cocker passera en studio pour enregistrer l’inoubliable ‘With a Little Help from my Friends’. Un album culte parce qu’il est le reflet d’une époque et qu’une belle brochette d’artistes se joint à Joe Cocker pour en faire une référence. Un autre jeune Anglais, leader de Led Zep, un certain Jimmy Page, virtuose et très prometteur, y tient la gratte. Aux claviers, c’est Steve Winwood, multi-instrumentaliste et compositeur connu pour son rôle dans le Spencer Davis Group, Traffic ou encore avec Clapton. Toni Visconti, qui deviendra peu après le producteur de T-Rex. Mac Bolan et David Bowie jouent de la guitare sur ‘Bye Bye Blackbird’.

L’album contient dix titres plus deux chansons bonus, cinq ont été composées par le duo Cocker, Stainton (pianiste et claviériste du Grease Band). Pour le reste, ce sont des reprises auxquelles la griffe Cocker donne une couleur et une texture particulière. On y trouve des pépites comme ‘Dont Let me Be Misunderstood’, ‘A Little Help from my Friends’, ‘Just like a Woman’ ou ‘I shall be Released’.

‘Go over there, turn on the Lights
All the Lights’.

(Extrait de ‘You can Leave your Hat on’)

RIP Joe

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