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Le 27 avril dernier, Blur sortait un album studio inattendu, `The Magic Whip`, dont les premiers jalons furent posés à Hong Kong en mai 2013. Douze ans après `Think Tank`, le groupe entame un retour remarqué sur la scène musicale internationale et méritait bien quelques lignes retraçant son parcours et celui de son leader hyperactif Damon Albarn.

C’est en 1991 que l’Angleterre découvre le premier album de Blur, `Leisure`, porté par les titres `She’s so High` et `There’s No Other Way`. On en est aux balbutiements de la musique catégorisée britpop. Accueil mitigé pour cet opus, tout comme pour le suivant `Modern Life Is Rubbish` (1993).

Il faudra attendre `Parklife` (1994) pour que Blur explose et envahisse les premières places des charts. Portés par le phénomène britpop, Blur réussit avec Suede, Oasis ou encore Supergrass à détrôner le grunge de Seattle.

C’est dès 1995 et la sortie simultanée de `The Great Escape` pour Blur et (What’s The Story) ‘Morning Glory` pour Oasis que les médias britanniques montent une rivalité entre les deux groupes rappelant celle qui opposa les Beatles et les Rolling Stones. La planète musicale vit au son britpop et se délecte des déclarations fracassantes lancées de part et d’autre.

Un tournant s’opère alors dans la carrière de Blur avec les trois prochains albums: `Blur` (1997), `13` (1999) et `Think Tank` (2003). Rompant avec le cliché britpop, le groupe décontenance ses fans de la première heure mais montre tout son talent d’évolution et d’expérimentation. Graham Coxon ne participe pas au septième album, préférant claquer la porte peu avant l’enregistrement en raison de tensions avec les autres membres du groupe.

Dès 2008, le groupe au complet se retrouve et donne des concerts, distillant ici et là des infos concernant un nouvel album. `The Magic Whip`, sorti il y a quelques semaines, signe donc le retour des Londoniens et en beauté!

Lorsqu’on évoque Blur, il est impensable de ne pas se pencher plus particulièrement sur les side projects les plus marquants de Damon Albarn, chanteur, pianiste et compositeur principal du groupe. Le plus connu est certainement Gorillaz (premier album en 2001), groupe virtuel représenté par les dessins de Jamie Hewlett. Projet complètement fou qui a su conquérir les oreilles des gens grâce notamment aux titres `Clint Eastwood` ou `Feel Good Inc.`.

Le deuxième projet immanquable de Damon Albarn est le somptueux album `The Good, The Bad and The Queen` commis par le groupe du même nom en 2007. Sa particularité est qu’il réunit des noms bien connus de tous: Paul Simonon (bassiste de The Clash), Simon Tong (guitariste de The Verve et Gorillaz), Tony Allen (batteur notamment de Fela Kuti) et bien sûr Damon Albarn. Un petit tour et puis s’en va car ce super groupe n’a proposé qu’un album et une tournée (mémorable concert dans le cadre du Montreux Jazz en 2007).

Enfin, Damon Albarn a sorti un album solo aux multiples influences en 2014, `Everyday Robots`. Quand on sait qu’il a également composé avec succès deux opéras ou qu’il propose des collaborations avec des musiciens maliens, on réalise alors qu’on n’a sûrement pas fini d’entendre parler de Blur et de son leader, assurément un des artistes les plus inventif et génial des 20 dernières années. [Maud Von Bergen]

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