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Trio garage, punk, rock’n’roll, tout ce que vous voulez tant que ça chie, Papaya Fuzz se révèle avec un premier album plein d’énergie. Rencontre avec leur guitariste et chanteur, Romain, alias Lee Amé.

il paraît que vous avez été jusqu’en France pour enregistrer ce disque…
Romain : oui, on a été à Toulouse, au même studio où Mama Rosin avait enregistré son 45 tours. C’était aussi censé nous coûter moins cher, mais ça nous est revenu au même à cause de deux pépins. En revenant à notre camping-car après une longue journée de studio, on avait bu quelques bières, on était prêts à bien dormir peinards. On arrive: mauvaise surprise. Une vitre était défoncée, et ils avaient piqué des trucs pénibles, comme une dizaine de paires de chaussettes, un appareil photo ou des lunettes de vue. Heureusement, notre matos était resté au studio. Puis, après notre dernière journée d’enregistrement, en roulant sur l’autoroute vers la suisse, on est tombés en panne sèche. Faut dire que c’était un vieux camping-car et que la jauge suivait pas trop. Du coup on a dû appeler le TCS et ça nous a coûté deux ou trois cents euros.

‘Le retour de la cassette est une aberration, une hype retro-80’s qui disparaîtra quand les étudiants en art arrêteront de porter des slims’, avait déclaré christian Wicky, de Irascible. T’es d’accord avec lui ?
Ça m’arrive de porter des slims, mais pas trop serrés, quand même que ce soit rock’n’roll. Sinon, si on sort cet album aussi en cassette, c’est qu’on l’a enregistré sur bande en analogique. Au départ on voulait un pressage vinyle, mais ça coûtait cher et on manquait de temps, donc on s’est rabattus sur le cd. Après je trouvais dommage de le sortir uniquement sur cd, et sur la cassette t’as ce fond sonore un peu crade, je trouve ça cool. Ça s’écoute aussi comme un vinyle, avec les deux faces qu’il faut changer. Pis faut reconnaître que c’est super bon marché. Je pense que c’est une des raisons qui ont poussé des labels comme Burger Records à ressortir plein de cassettes.

Et il va ressembler à quoi, ce premier album ?
À du son live, déjà, il faut pas s’attendre à écouter un truc agréable. C’est très punk, très sale. On s’est pas vraiment embarrassés d’un concept ou quoi, c’est des chansons directes de deux-trois minutes qui s’enchaînent, comme durant un concert. C’est l’esprit qu’on a voulu transmettre. Et on est contents de le sortir chez Burger sound Records, le label le plus rock’n’roll du monde.