Gros événement à Nyon pour cette 42e édition du Paléo : Les Red Hot Chili Peppers en tête d’affiche de la journée d’ouverture du festival (mardi 18 juillet).

L’après-midi commence déjà fort avec notamment la prestation de Sate et leur blues rock sauvage venu tout droit du Canada, ainsi que les Français de Carpenter Brut dont la musique mixant metal et dark électro se donnait pour mission de faire danser les métalleux.

Pendant ce temps, sur la Grand Scène, les Red Hot sont attendus avec impatience. Auparavant chauffé par le duo français The Inspector Cluzo, avec leur gros funk/rock et leur humour satirique (« Nous au moins on joue en live pas comme ces DJ! ») et l’indie rock mélodieux des Anglais de Foals qui ont délivré une performance sombre et énergique, un public de 40’000 personnes ont assisté à la prestation pimentée du groupe légendaire californien.

Malgré le nombre élevé de critiques négatives qui tournent en ce moment surtout de la part des non-amateurs du nouveau guitariste Josh Klinghoffer, il y a certainement quelques nuances à ajouter. Oui, l’énergie n’était pas présente pour les 100% du concert, mais la prestation des RHCP était tout de même très honnête et de très haut niveau. L’aspect visuel sur scène était déjà efficace et orignal : Un écran central surmonté de 4 plus petits écrans circulaires dédiés chacun à capturer la prestation d’un membre du groupe en particulier, le tout noyé dans des teintes de couleur flashy. Nous avons droit à une setlist assez équilibrée, avec en introduction le fameux « Can’t Stop » suivi de « Snow ». Les tubes s’enchaînent ensuite (« Scar Tissue », « By The Way », « Californication » etc.) avec également des morceaux du dernier album de 2016 ‘The Gateway’ (« Dark Necessities », « Sick Love »). Malgré quelques différences de style plus facilement relevables sur des morceaux comme « Californication » et son fameux solo, Josh se montre tout de même comme étant le digne héritier de John Frusciante. Quand aux membres originels, ils n’ont pas perdus leur énergie originelle quoique le poids des années se fait tout de même sentir en milieu de set. Des tubes adorés par le public tels que « Suck My Kiss » sont joués avec qualité mais sans grand enthousiasme. Malgré tout ça, quand résonnent les dernières notes de « Give It Away » qui conclut le set en beauté, c’est globalement satisfait qu’on quitte la grande scène.

Le mercredi, c’est un programme non moins excitant avec en tête d’affiche les Canadiens d’Arcade Fire avec leur style mélangeant rock flamboyant, électro et world music, qui délivrent avec beaucoup d’enthousiasme un show certes kitsch mais très maîtrisé et haut en couleur. Également au programme : les Pixies accompagnés de leur «  nouvelle » bassiste et chanteuse Paz Lenchantin qui officie dans le groupe depuis 2014, ainsi que Midnight Oil mené par le géant Peter Garett avec son rock engagé et écologique. Changement d’ambiance avec le somptueux rock psychédélique de Temples, dans la veine de Pink Floyd. Un très beau moment. Sans oublier le set très varié de Julien Doré, passant de l’émotion au rock plus brut.

Photos :Davide Gostoli

 

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