Pour mon dernier concert de l’année, place à Orchestral Manoeuvres In The Dark, qui terminait également sa tournée 2017 dans la salle lausannoise des Docks ce vendredi 8 décembre.

OMD, pour moi, c’est un groupe que l’on entend souvent, mais que l’on écoute rarement. Je me suis donc rendu à leur concert afin de découvrir un groupe que je connais très mal. Quitte à se faire une opinion autant que ce soit avec un artiste qui joue ses meilleurs titres sur scène devant son public.

Pour l’occasion, les Docks ne devaient pas être loin d’être complet. Étonnamment, les premiers rangs étaient remplis d’anglais, qui pour la plupart avaient participé à un meet & greet avant le concert et assisté au soundcheck. La moyenne d’âge est sans surprise pas très jeune, mais pour un groupe aussi vieux que moi, cela reste très honorable.

La première partie est confiée à Holygram, soit cinq musiciens qui font dans la new wave moderne agréable à écouter, mais un peu monotone, le tempo restant identique d’un morceau à l’autre. Le chanteur a tout de même une chouette voix et les guitares sont plus que sympas. Cela lorgne un peu du côté d’Editors, mais toutes proportions gardées. Pas de rappel et ce n’est pas plus mal.

Les lumières s’éteignent et les musiciens d’OMD arrivent sur scène dans l’obscurité. Avec un groupe qui porte un tel nom, en tant que photographe, on s’attend à galérer autant qu’aux récents concerts de Tricky et Mark Lanegan, mais au final, il n’en sera rien, le lightshow s’avérant phénoménal dès les premières notes.

Avec un grand pied de micro seul sur le devant de la scène, le chanteur assure le spectacle pratiquement à lui tout seul. Si à la base la new wave se danse d’une manière assez étrange qui fait souvent sourire, Andy McCluskey lui s’en donne à coeur joie pour en rajouter une couche en reproduisant les pires moves possibles avec un grand sourire. A presque 60 ans, il déborde d’énergie et son public le suit sans se faire prier. En outre, le bonhomme n’est pas non plus avare de bons mots et communique beaucoup (après Mark Lanegan et Tricky, cela fait là aussi très bizarre).

Musicalement, en revanche, je ne vais pas courir acheter l’intégrale d’OMD en me maudissant de ne pas l’avoir fait plutôt. Même bien exécuté, cela reste beaucoup trop propre et gentil pour me plaire. Manifestement, le public d’OMD ne partage pas mon avis et applaudit à tout rompre entre chaque morceau. Il réservera également une belle ovation aux musiciens après l’inévitable ‘Enola Gay’ en fin de set. Mission remplie et vacances bien méritées pour le groupe anglais après encore un rappel de trois titres.

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