Nouveau projet né d’une rencontre franco-suisse, Monsutā sort une version européenne de gros noms comme Tool, les débuts de Thrice, Staind ou Papa Roach. Des riffs qui font headbanguer assez facilement et une voix qui rappe, chante et hurle sur ce quatre titres énervé. Des titres bien construits avec une petite french touch pour prouver que le neo-metal n’est pas mort, et qu’il reste encore des gens qui aiment ce genre musical à la vie, à la mort. Groupe engagé, Monsutā chante sur les méandres sombres de l’esprit et de l’existence, en sachant toujours prendre un savant recul pour un résultat ‘dans ta face’. La prod est irréprochable, le packaging sublime… Bref ! Cet EP ne révolutionnera pas le genre, mais reste un bon premier effort bien produit dont de nombreux groupes émergents devraient s’inspirer.

www.monsuta.fr