France, Italie, Canada, Australie, autant d’endroits où j’ai eu l’occasion de suivre le théâtre des rêves. Mais c’est bien outre Sarine que nous nous rendons ce soir, plus exactement à la Samsung Hall de Dübendorf, pour assister au concert de Dream Theater. En arrivant sur place nous pénétrons dans un complexe flambant neuf. Et c’est beau. Lounge, petite restauration, tout a été parfaitement étudié pour passer de très bons moments. Par contre, il ne faut pas oublier son porte-monnaie dans la voiture, au risque de devoir se priver d’un magnifique hamburger/bière facturé au doux prix de CHF 20.- ! A ce prix- là, prions pour que notre digestion dure longtemps, très longtemps !

Nous nous dirigeons ensuite vers la salle. Magnifique, très bien conçue et qui semble avoir été pensée pour qu’au niveau acoustique ce soit très agréable. Par contre, surprise, c’est une salle de taille relativement modeste dont nous peinons à évaluer la capacité. Elle ne fera pas concurrence à un Hallenstadion pour les grosses pointures, mais par contre, elle offrira une alternative intéressante pour les groupes drainant un peu moins de public. De très bon augure pour la vie culturelle Zurichoise mais aussi Suisse.

Ouverture des hostilités avec ‘The Dark Eternel Night’ qui nous renvoie directement à la plage quatre de l’album ‘Systematic Chaos’. C’est lourd, c’est gras. Enormément de basse et une batterie sous-mixée, tels sont les premiers ingrédients qui pour certains se verront modifiés, fort heureusement. Jordan Rudess arrive déjà sur le devant de la scène avec son clavier portatif, pour un solo très groovy.

S’en suit un retour vers un titre plus récent ‘The Bigger Picture’ de l’album éponyme ‘Dream Theater’. Heureusement qu’ils interprètent ce titre de cet album, car il est le rare morceau réussi de cette galette, ni plus ni moins. Poursuivons notre chemin avec ‘Hell’s Kitchen’ puis ‘The Gift of Music’ et ‘Our new World’ qui font eux la part belle au magnifique album ‘The Astonishing’.

Un solo de basse de John Myung avec Dream Theater, est-ce que vous en avez déjà vu ? Nous pas. Et c’est une magnifique surprise à laquelle nous avons droit. Un solo tout en finesse et en harmonie, du grand art. Etant tout fraîchement cinquantenaire, c’est donc un John Mi-Young que nous voyons sur scène. On se prend ensuite ‘As I Am’ bien droit dans la face. Le morceau le plus attrayant jusqu’à maintenant. Avec en final un bon vieux ‘Enter Sandman’ de Metallica superbement amené. Serait-ce un clin d’œil à ‘Train of Thought’ de 2003, où l’influence de Metallica avait été très marquée ? (Rappelez-vous le titre This Dying Soul !) Puis pour nous amener vers un entracte de vingt minutes bien mérité, ‘Breaking All illusions’ désormais devenu un classique avec son solo de guitare technico-atmosphérique formidablement interprété par le barbu.

Bon anniversaire à toi ‘Images and Words’, et commençons cette fête par « Pull Me Under » qui rencontre le succès qu’on lui connaît. Quel enthousiasme de la part du public ! Disons-le d’entrée, cet album mythique sera interprété dans son intégralité et dans l’ordre original. ‘Another Day’ nous apporte son lot de mélancolie bien venue. ‘Take The time’… et oui, nous le prenons pour pleinement apprécier ce titre à sa juste valeur. Malheureusement, James Labrie s’essaye dans des phrasés un peu bizarres et l’on se dit parfois qu’il n’est pas né le même jour que la justesse. Nos oreilles menacent de saigner à certains moments. Mais heureusement que le vocaliste canadien a la présence d’esprit dans ce titre, comme dans d’autres plus tard, d’interpréter certaines notes les plus hautes à la tierce en dessous. Merci ! Un petit ‘Surrounded’ et place à ‘Metropolis’. Et quelle version mes aïeux. Sans hésitations la meilleure qu’il m’ait été donnée de voir en live. Un petit solo de batterie de Mike Mangini nous amène vers ce qui sera la partie la plus folle du concert. Un arrangement de ce qui était un duo clavier/guitare, qu’ils ont transformé en quatuor à l’unisson. Un régal pour les musiciens que nous sommes. Nous voilà ensuite éclairés sous ‘une lune de verre’. Titre magistralement interprété. Et que dire du toujours impressionnant solo de John Petrucci. A mettre assurément au Panthéon des solos de guitare ! Jordan Rudess nous gratifie soudainement de quelques notes toutes en retenues pour nous amener à ‘Wait for Sleep’. Attendons, attendons, car il y a encore de belles choses à venir. Comme par exemple ‘Learning to Live’, pièce maîtresse (comme les autres dirais-je) de ‘Images and Words’. Bon et si nous avions droit à un rappel ? ‘A Change of Seasons’ ? Ok ! Calons-nous confortablement contre la barrière de la régie car oui, nous sommes partis pour vingt-quatre minutes de musique que composent les sept parties de ce titre. Difficile de se remémorer la dernière fois qu’ils l’on joué en entier, mais c’était assurément lors de la tournée ‘Scenes From A Memory’ en 2000, immortalisé sur un triple album live. Tiens je me surprends à imaginer soudainement une tournée anniversaire de ‘Scenes from A Memory’ aussi…Puissions-nous y rêver…Close your eyes and begin to relax….

Deux heures et quarante minutes de musique, en voilà une belle manière de fêter les vingt-cinq ans d’un album. Chroniquer un live de Dream Theater en hommage à ‘Images and Words’ on ne peut le faire qu’avec les mots, car les images elles, restent dans nos mémoires.

Pour ce magnifique concert nous ne pouvons que remercier sa ‘Majesty’ Dream Theater.

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