Pour la première soirée de son édition 2018, Festi’neuch a reçu le joli coup de convaincre Lily Allen de se produire en live en exclusivité nationale, après une absence de 9 ans suite à son dernier passage au Montreux Jazz Festival.

Certes, le millésime 2018 n’est pas le plus rock de l’histoire du festival, loin de là, mais s’il y avait un concert qui était attendu c’était bien celui de Lily Allen. Après deux albums mémorables et un troisième catastrophique, la britannique était de retour sur scène pour présenter son quatrième disque, ‘No Shame‘ sorti la semaine passée.

Arrivé sur le site en train, manifestement une bonne idée car autant les lieux sont extraordinairement sympas au bord du lac, qu’il n’y a aucun grand parking à proximité, je me suis présenté de suite à l’espace presse. Particularité du festival, il faut s’inscrire sur place pour chaque concert indépendamment de son accréditation de photographe. Je suis arrivé avec de l’avance mais finalement juste à temps pour mettre mon nom sur la liste, celle-ci étant fermée dans la minute qui suivit ! J’apprends par la même occasion qu’il y a un contrat à signer pour Lily Allen. Quand je le demande, on me dit qu’ils ont déjà tous été validés par la tour manager, mais il en reste un, que je remplis et un gars du staff presse fait le nécessaire pour une validation tardive. Cela passe. Ouf, car sinon il me restait Orelsan si je voulais faire des photos ce soir et mon appareil ne m’ayant rien fait, je me voyais mal le punir aussi sévèrement. Je profite de ces lignes pour remercier le staff presse qui a été adorable, en particulier le gars qui a si bien managé le coup pour me faire accepter après les autres.

Programmée à 19.30 heures sur la Grande scène, Lily Allen démarre son set avec un peu de retard sous un chapiteau bien rempli. Elle débarque avec le minimum, c’est-à-dire pas de backdrop et juste   deux musiciens en arrière-plan, un guitariste et un second qui alterne claviers et percus. Elle a visiblement été bien rencardée sur les festivals de Suisse au mois de juin car elle a une sorte d’imperméable géant avec capuche, moitié manga, moitié Hip-hop. Mais comme il faisait beau ce jour-là, elle avait aussi mis ses lunettes de soleil pour au final un look très coloré.

Si on ajoute à cela un jeu de lumière qui ressemblait à un nouveau-né qui découvre le variateur d’intensité d’une lampe, pas facile de faire des photos, d’autant plus que l’on n’avait pas le droit de se déplacer dans la fosse pendant les morceaux. Heureusement, la capuche tombe après un morceau et elle a la bonne idée de se déplacer de gauche à droite.

Les deux premiers morceaux joués ce soir étaient, selon toute vraisemblance, issus de son nouvel album. Le public qui remplit désormais le chapiteau applaudit entre chaque chanson, mais il faut attendre le troisième extrait, ‘LDN‘ pour que le concert démarre vraiment.

Décidément, le public des festivals est surtout là pour entendre ce qu’il connaît déjà car c’est avec ‘Knock’em Dead‘, et son instru autrement plus rythmée que les nouvelles chansons, que l’ambiance décolle. Après un fou rire, elle enchaîne avec une « chanson triste » selon ses termes, ‘Everything to Feel Something‘, puis « encore une chanson triste sur le divorce » pendant laquelle elle enlève le haut de son pyjama imperméable. Décidément, le nouvel album examine en détail les relations sentimentales et familiales compliquées de l’artiste qui annonce ensuite un nouveau morceau avec ‘Three‘. Difficile de dire si ces nouvelles chansons sont bonnes ou pas car depuis le côté du chapiteau le son n’est vraiment pas terrible. Cela sent le soundcheck vite fait. J’espère que plus au milieu de la foule, c’est meilleur. En tous les cas, le public y trouve son compte et continue d’applaudir à tout rompre dès qu’une chanson se termine.

Très joyeuse, Lily Allen prend le temps de dire quelques mots à chaque occasion, puis balance son premier tube, ‘Smile‘, avec lequel elle avait cartonné en 2005, puis encore un nouveau morceau ‘Pushing Up Daisies‘.

La fin du show est clairement le meilleur moment puisque qu’après un court break, elle revient pour plusieurs morceaux dont le toujours très joyeux et direct ‘Fuck You‘ (si certaines chansons ont des fois un sens caché ou double, là, rien de tel), ainsi que ‘Not Fair‘, issus tous deux de son deuxième album.

A la sortie définitive de scène, le chapiteau est conquis et on espère bien qu’il ne faudra pas attendre neuf nouvelles années avant de la revoir en concert chez nous.

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