C’est avec grand plaisir que j’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec Leo Leoni, membre fondateur du groupe Gotthard. Il me parle en toute simplicité et en toute franchise de son projet CoreLeoni. C’est donc dans un français impeccable qu’il répond à mes questions, confortablement assis à une (ins)table !


Tout d’abord Leo, comment le projet CoreLeoni a-t-il vu le jour ?

C’est un projet qui est déjà là depuis quelques années. Je voulais déjà commencer ça en 2010. J’avais parlé à Steve de mon désir de faire un ‘sideproject’ et il m’a dit : oui pas de problème ! Puis, il est parti en vacances pour au final ne jamais rentrer. Du coup, cela a beaucoup changé nos plans. Nous avons dû faire des auditions, puis nous avons trouvé Nic. L’année passée avec Gotthard, nous avons décidé de faire ‘Defrosted 2 ‘, et là, j’ai dit ok ! Si on fait ça, il est temps pour moi de mettre en œuvre mon projet que j’ai depuis trop longtemps repoussé. Je suis là aujourd’hui pour faire un pot-pourri des trois premiers albums de Gotthard.

 Avec le recul, tu penses quoi de ces premiers titres de Gotthard ?

Tu sais, avant, je pense que c’était un peu plus rentre-dedans, plus rock’n’roll comme on dit. Maintenant, Gotthard c’est devenu (longue hésitation) un peu plus complexe. J’ai l’impression que des fois nous réfléchissons trop. Notre musique est devenue au fil du temps, beaucoup plus tout public. Et c’est pour ça que je voulais reprendre ces morceaux de nos débuts, c’est plus brut !

Maintenant nous sommes 27 ans après les premiers albums, a-t-il été nécessaire de réarranger les morceaux pour les mettre au goût du jour ?

Ouais tu sais, le temps a passé, la pêche est différente aussi. Tu joues avec d’autres sensations et plus d’expérience. Finalement, beaucoup de choses sont différentes. Le chanteur est différent aussi. Nous avons la chance d’avoir Ronnie avec nous, qui comme Steve est un violon Stradivarius ! Différent, certes, mais avec la même tonalité, ce qui est très important. Mais en résumé, je trouve qu’en général, nous sonnons plus moderne qu’à l’époque.

 Tu changes de ‘line-up’ pour ce projet. Qu’est-ce qui pour toi fait que le groupe fonctionne ?

Hormis que Steve ne soit plus là, Gotthard reste le même groupe. Mais pour le projet CoreLeoni, il me fallait d’autres personnes à bord. J’ai voulu garder Hena (batterie) car nous avons toujours discuté de ce projet. Igor (guitare) c’est le premier à qui j’ai pensé, car nous habitons tout proche. En plus, nous avions joué en 1994 ensemble lors de la tournée de ‘Dial Hard’. Le bassiste, aussi un autre Tessinois (Mila Mercier), je l’ai connu grâce à Igor. Je pense qu’il est le milieu entre Nikki Sixx et Lemmy (éclat de rire) ! Puis il y a Ronnie au chant. Je fonctionne beaucoup au feeling, et au fil du temps, tu te rends compte si tu as fait les bons choix ou non ! Finalement, c’est un peu comme lors d’un mariage. Un groupe, c’est une vie de famille élargie.

Tu me parlais de Ronnie avant. Comment l’as-tu connu ? Est-ce que c’est grâce à Rainbow, groupe dans lequel il chante ?

Alors non. Lorsque nous tournions en Espagne avec Gotthard pour la tournée ‘ Bang’, il faisait notre première partie avec son groupe Lords of Black. J’ai entendu sa façon de chanter, sa voix, et ça m’a transporté 25 ans en arrière quand j’ai commencé avec Steve. Je me suis dit qu’il fallait que j’aie une discussion avec ce gars ! En plus d’être un incroyable chanteur, c’est aussi un incroyable être humain ! Il a vraiment les pieds sur terre, mais est aussi très décontracté. Alors je lui ai téléphoné un jour pour lui proposer mon projet, puis nous avons fait une audition. La première démo que nous avons faite ensemble était ‘ Firedance’, et ça a tout de suite collé.

Au tout début de la carrière de Gotthard, votre nom n’était pas Gotthard, mais Krak ! Pourquoi ce changement de nom, et qui a eu l’idée de changer ?

(sourire) Oui, c’est juste ! Quand on a écrit notre premier album, nous étions à Los Angeles pour l’enregistrer. Mais nous y étions en plein pendant les gros problèmes de drogues, notamment dû au crack. Donc nous nous sommes tout de suite dis que notre nom ça n’allait pas être bon. Nous ne voulions pas faire de la pub pour des choses comme ça. Alors nous avons cherché un nouveau nom. Nous voulions quelque chose de Suisse. J’ai donc proposé Gotthard. C’est massif et puis c’est une liaison qui relie différentes parties de la Suisse. Si nous devions choisir un nom aujourd’hui, je pense que ça resterait celui-ci.

Durant ces 27 années de carrière, quel est pour toi le meilleur souvenir ?

Je pense que ce sont les 27 années qui sont un bon souvenir(sourire) ! Mais je crois que j’ai encore plein de belles choses à vivre ! Après, il est clair qu’il y a des moments moins drôles, mais ça fait partie de la vie.

En guise de conclusion, dis-moi ce que tu veux, ce qui te passe par la tête maintenant !

(Long silence) J’ai encore une interview à faire avec la télé haut-valaisanne… (éclat de rire)

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