Lenny-Kravitz-Strut-Daily_Rock

Enfin le revoilà ! Trois ans d’attente pour se mettre de nouveaux titres du roi du funk-rock sous la dent. Et comme d’habitude, dès que Lenny sort un nouveau single, on a peur pour l’album. C’était ce qui s’était passé à la sortie du titre ‘Stand’ figurant sur l’album ‘Black and White America’, et c’est ce qu’il s’est passé il y a un mois à la sortie de ‘Sex’ pour le nouvel album ‘Strut’. Sauf que. Il s’avérait que l’album précédent nous avait mis une énorme baffe tellement il était varié, groovy et inspiré, et nous avait vite fait oublier le dérapage promotionnel du single. Cette fois-ci, nous sommes dans un autre cas de figure. En effet ‘Strut’ n’est pas bon. Ou du moins, tout aussi bon que le single ‘Sex’. C’est à la vue de la pochette que nous avons commencé à avoir des sueurs froides. Lenny a certes un ego surdimensionné qu’il met en avant par tous les moyens, mais de là à exposer ses tablettes de choc’ sur la cover, il y a du gros niveau. Alors oui, c’est sûrement de la jalousie de ma part sachant que le rockeur a fêté ses cinquante ans cette année et reste gaulé comme un étalon, mais j’essaye de souligner par cette pochette la déception que j’ai eu en écoutant les inspirations de ces trois dernières années du multi-instrumentiste. Peut-être a-t-il passé trop de temps en salle de muscu? Peut-être a-t-il préféré les altères aux guitares ? Lui qui a pourtant montré avec ‘Black and White America’ sa possibilité à composer encore de bons albums, que dis-je, sûrement son meilleur des années 2000, nous laisse aujourd’hui de marbre. Dans la même veine que l’album ‘It is Time for a Love Revolution’ datant de 2008, ‘Strut’ nous promène sur de la pop-rock assez fade et peu inspirée pendant douze pistes où Kravitz semble assommé à la morphine. Et je pèse mes mots tant les ballades ‘Pleasure and Pain’ et ‘She’s a Beast’ doivent être le meilleur remède aux insomnies. Seuls ‘The Chamber’ et ‘Dirty white Boots’ sortent un peu du lot et prouvent que le son de l’Américain est toujours là malgré le long passage à vide de l’album. Pour les plus courageux d’entre vous qui l’écouteront jusqu’à la fin, Lenny est même allé encore plus loin que vous ne le pensez. Il s’est lui-même chanté sa chanson d’anniversaire pour ses cinquante ans et l’a subtilement appelée ‘Happy Birthday’ avant de finir l’album en beauté par son meilleur titre de chanson jamais écrit : ‘Ooo Baby Baby’… Oui. Après mon coup de gueule aigri du ‘C’était mieux avant’ et ma note désastreuse, sachez lecteurs que c’est un très grand fan qui s’exprime.

Fiche CD :
Strut
Kobalt Music
Septembre 2014

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