Quand on chronique un groupe connu, on peut partir du principe que les lecteurs ont déjà une idée du son de celui-ci. Pareil quand on chronique un groupe inconnu dont les influences sont évidentes : il est aisé de donner une idée de ce à quoi ressemble sa musique. Et puis vous avez les groupes comme ces satanés londoniens de KilliT : pas (encore) connus et qui ont intégré de façon remarquable à peu près tout ce que le hard-rock a fait de mieux depuis les trente dernières années… Le plus frappant est peut-être la voix du chanteur qui a cette versatilité à la Myles Kennedy et qui rappelle également tour à tour Chris Cornell, David Coverdale, Jeff Scott Soto, etc. Au niveau des guitares, il y a des riffs qui pourraient faire penser à du Gotthard, des soli qui ont des intonations à la Slash ou au formidable Alex Grossi, bref, encore une fois, des références qui raviront les fans de hard-rock. Et au final, les chansons elles-mêmes, elles valent quoi, me direz-vous… Et bien elles sont à l’image de ce qui précède : c’est du hard-rock aux influences des années quatre-vingt, mélodique mais qui n’oublie pas d’être agressif. Bref, il s’agit d’un album intemporel, qui aurait pu sortir n’importe quand dans les vingt dernières années. Et en attendant de voir KilliT se produire sur une scène helvétique (ce qui paraît d’autant plus envisageable que le groupe compte une guitariste suisse parmi ses membres…), on vous conseille vivement de jeter une oreille sur ce « Shut it down », parce qu’il est excellent.

Note : 4/5

http://www.killitband.com/

 

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