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Le trio de stoner de Morgantown, West Virginia, revient aux affaires avec un sixième méfait sonore enregistré en Suisse. Explications avec Will Mecum dans le cadre du festival Toxoplasmose à Saint-Imier.

Quels sont les groupes avec lesquels vous avez grandi?

Black Flag, Hüsker Dü, The Exploited et Nirvana, dont l’album ‘Bleach’ m’a mis une claque à l’époque. J’ai aussi écouté beaucoup de classic rock et de metal. Puis, je me suis mis aux Sex Pistols, aux Damned, à Iggy Pop. C’est alors que je me suis dit que je pouvais, moi aussi, faire ce que ces groupes faisaient.

Pour quelle raison avoir opté pour une musique instrumentale, sans chanteur?

Je ne suis pas un homme de mots. C’est pourquoi nos chansons n’ont pas de paroles. Mais si j’en écrivais, nos chansons parleraient des filles.

Quels sont les meilleurs souvenirs de votre parcours jusqu’ici?

Nous avons joué devant dix mille personnes au Hellfest en 2013, en duo. Le bassiste nous avait alors lâchés, et il n’y avait que notre batteur et moi. Ce fut mémorable.

Que pouvons-nous attendre de votre nouvelle production, ‘Arch Stanton’?

Qu’on ne peut pas parler d’un album de stoner. Les titres sont plus rapides et l’atmosphère plus tendue. Mon écriture tend davantage vers les années quatre-vingt que les années septante. Le tout est plus rock, dans la veine de ‘Kick out the Jams’.

Pensez-vous que l’esprit du rock’n roll se manifeste plus que dans les petits clubs?

Il n’y a aucune intimité possible dans un stade. Des vieux groupes comme les Rolling Stones devraient prendre leur retraite. Le dernier concert d’envergure dans une ambiance du tonnerre auquel j’ai assisté, c’était Mötley Crüe en 2005.

Le rock, cela représente quoi pour vous?

C’est une pute, une maîtresse. C’est quelque chose d’inévitable pour moi, de nécessaire, et c’est souvent synonyme de fun.

FICHE CD

‘Arch Stanton’

Deepdive Records

www.k2burn.net