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C’EST L’HISTOIRE D’UN MEC

Comme une étoile filante, Jimi Hendrix a traversé le ‘hall of fame’ du rock and roll en y laissant à jamais son empreinte, avant de s’en aller rejoindre le funeste club des 27 dont les plus en vue sont Brian Jones, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, et bien sûr, la dernière arrivée Amy Whinehouse.

Un destin incroyable

James Marshall Hendrix voit le jour en novembre 10942 à Seattle. Ses proches disent que très jeune déjà il savait qu’il serait célèbre. Une enfance en dent de scie, entre les négligences d’une mère alcoolique et le retour d’un père parti à l’armée qui prendra le petit sous son aile. Il en tirera cette sensibilité animale qui lui donnera accès aux fameuses ‘portes de la perception’ musicale. Enfant il s’essaie à l’harmonica, à 15 ans son père lui achète sa première guitare pour 5 dollars. De là nait une véritable ‘love story’, Jimi ne lâchait jamais son instrument, il allait même aux toilettes avec sa guitare et ne sortait jamais sans elle. Énorme bosseur, il a forcé le destin grâce à une ténacité rare, et à sa bonne étoile qui l’a malheureusement lâché en septembre 1970, quand la mort lui a tendu un guet-apens à Londres, à travers des barbituriques.

Une carrière fulgurante

En 1961, il fait un bref passage dans l’armée en tant que parachutiste il y rencontre Billy Cox qui deviendra son meilleur ami et rejoindra son groupe en 1969. Ayant beaucoup écouté les disques de rythm & blues de son père, c’est tout naturellement qu’il fait ses premiers pas dans le ‘Chittin Circuit’, des clubs fréquentés par les blacks, où il se produit avec des groupes. Il ne sait pas lire la musique et joue tout à l’oreille, il passe des heures à reproduire les morceaux. Il touche déjà une bille et finit par jouer avec Sam Cooke, Ike & Tina Turner, et Little Richard qui est une de ses références musicales.

Son style unique, mélange de blues et de rock psychédélique, son génie musical et sa personnalité hors du commun feront le reste. Une rencontre avec Chas Chandler (The Animals) l’amènera à Londres où il mettra à ses pieds le Swinging London, Les Stones, les Beatles tous sont époustouflés par ce type qui fait l’amour avec sa gratte, après avoir joué avec les dents ou derrière son dos, avant d’y mettre littéralement le feu. Il revient aux States en 67 pour se produire au festival international de Monterey, il y fait grande impression. Selon Billy Gibbon de ZZ Top : ‘ils n’étaient que 3 mais on aurait dit qu’ils étaient 20’.

La gloire

L’Amérique succombe elle-aussi au charme de Jimi Hendrix, il va de festival en festival et sort 4 albums grandioses. ‘Are you Experienced’ et ‘Axis : Bold as Love’ en 1967 à 6 mois d’intervalle. ‘Electric Ladyland’ en 1968, et le très attendu ‘Band of Gypsis’ en 1970. Peu avant sa mort il se fait construire un studio à 1 million de dollar. Censuré à la télé, à cause de ses attitudes jugées indécentes, chacun de ses concerts est un évènement. En quatre ans Jimi Hendrix a révolutionné l’histoire du rock, il disait lui-même qu’il savait qu’il allait mourir avant 30 ans.

Sensuel, stupéfiant, puissant, psychédélique, génial, modeste, perfectionniste, totalement démuni sans sa guitare, grand timide hors scène, tellement classe avec ses chemises à jabots et ses incroyables chapeaux, tel était Jimi Hendrix.❚ [RC]

‘Cause I’m a voodoo child’

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