Forgé dans le heavy metal le plus archétypal, le deuxième album éponyme de ce groupe de guerriers valaisans comblera les avides d’une musique dynamique et épique. Plusieurs semaines après leur vernissage, nous avons voulu en savoir un peu plus sur leur état d’esprit actuel et leurs projets avec le bassiste de la formation Régis Meunier.


Frozen Sword

Frozen Sword

Vous revenez trois ans après votre premier album « Defenders Of Metal », avez-vous l’impression d’avoir progressé musicalement et pris davantage de confiance en vous et en votre groupe ?

Bien sur ! Nous avons beaucoup progressé depuis notre premier album autant sur l’aspect musical que sur la réalisation de ce nouvel opus. Nous avions enregistré « Defenders Of Metal » par nos propres moyens, ça nous avait pris beaucoup de temps et on s’était aussi rendu compte de tout ce qu’on avait à améliorer pour enregistrer le suivant. Cette fois on était prêt ! Les compositions de ce nouvel album sont plus spontanées que celles du précédent, bien différentes les unes des autres, et très intéressantes à jouer. Musicalement, bien que nous avons essuyé trois changements de guitaristes depuis le dernier album, nous avons aussi bien pris en expérience et en assurance. Nous avons une bonne unité et un excellent feeling lorsqu’on joue ensemble.

De manière générale, quels sont les groupes qui vous inspirent et qui vous ont donné la motivation nécessaire pour faire à votre tour de la musique ?

Manowar, Iced Earth et Manilla Road sont pour moi des grandes sources d’inspirations. Ce sont des groupes qui ont persévéré et qui jouent un heavy metal sans compromis. Ce sont mes inspirations depuis les débuts de Frozen Sword. Des thèmes épiques et sombres sont abordés, des guitares rythmiques agressives avec des riffs accrocheurs, un son puissant et clair : ce sont des éléments que je pense vitales dans notre musique. Il y a encore tout les groupes que nous écoutons et que nous ne pouvons pas non plus renier qui ont aussi influencés notre musique comme Iron Maiden, Black Sabbath, Deep Purple, Saxon, Judas Preist, etc. Il y en a tellement : la liste est longue.

Quel est votre point de vue sur la scène actuelle en Suisse et en Valais ?

Je trouve qu’il y a beaucoup de groupes intéressants qui se débrouillent vraiment bien. Il y a une grande qualité de musique dans le rock et le metal en Suisse. Il y a toujours une difficulté pour les groupes indépendants de trouver des salles où jouer : il y a beaucoup de demandes et relativement peu d’offres. Les occasions de faire des premières parties lors de passage de groupes internationaux en Suisse sont aussi rares. Je me demande aussi si le public est assez réceptif à tous ces groupes car toutes ces formations locales et indépendantes ont un réel besoin de soutien du public pour survivre. ça va du simple partage d’information sur les réseaux sociaux à l’achat d’un disque, de marchandisage ou d’une place de concert.

Comme beaucoup d’entre nous, vous avez été marqué par la fameuse scène du Gandalf et du Balrog dans Le Seigneur des Anneaux. A tel point que vous aviez eu envie de réaliser une chanson hommage avec « Crush The Shadow To Reborn » ?

Écrire sur le Seigneur des Anneaux est tellement tentant pour un groupe comme nous… mais c’est aussi délicat : il y a tellement de matière et d’histoires intéressantes qu’on a envie de transcrire dans notre musique… et il faut aussi essayer de ne pas tomber dans du déjà vu. Cette chansons relate une des plus grandes scènes de bataille de l’œuvre de Tolkien : Gandalf et le Balrog combattant des profondeurs du monde jusqu’au plus haut sommet. Écraser l’ombre pour renaître…

Vos fans ont-ils été aussi enthousiastes que vous lors de votre vernissage le 18 juin 2016 à l’Espace Johannis  ?

Nous avons eu beaucoup de bons retour de cette soirée. Les gens ont beaucoup apprécié découvrir les nouvelles chansons sur scène et le show que nous avions mis en place pour l’occasion. De notre côté, nous nous sommes bien éclatés aussi sur cette scène à plusieurs niveaux. Le travail autour de cette soirée en aura valu la peine.

Frozen Sword

Frozen Sword

Dans les lyrics du deuxième morceau intitulé « Frozen Sword », vous citez « une épée forgée dans la glace et l’acier » pourtant sur la pochette de l’album, on peut y voir une divinité nordique forgeant une fière épée à même la lave en fusion. N’aurait-il pas été plus judicieux de représenter une épée forgée à même la glace ?

Pour forger cette épée, il fallait de la chaleur… et une forge de lave découlant de la montagne dans cette cuvette de glace nous semblait bien correspondre. La pochette à été réalisée par Yannick Bonjour, avec qui nous avions déjà collaborer pour notre premier album « Defenders Of Metal ». Pour ce nouvel album, nous lui avons demander de s’inspirer des paroles et de nous proposer un projet de pochette. L’idée de ce géant mythique forgeant l’épée gelée est apparue et l’idée nous a tout de suite séduite. Il en a été de même pour les illustrations du livret pour les chansons Blessing Way, Lelawala, Crush The Shadow To Reborn et The Alpine Steel.

Pour finir, quels sont vos projets pour l’avenir ? De quoi avez-vous envie pour la suite de votre groupe ?

J’espère que cet album attirera l’attention des amateurs de heavy metal -et de metal en tout genre – et qu’il nous permette de nous faire une place dans le heavy metal undergournd. Nous nous réjouissons de présenter ce nouvel album « Frozen Sword » au public lors de nos prochains concerts, il correspond bien à l’image du groupe. Petite information au passage, nous travaillons actuellement sur une version LP de nos deux premiers albums « Defenders Of Metal » et « Frozen Sword » qui devrait voir le jour en 2017.

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