Kevin (chant) de DreamShade a la gentillesse de nous accorder une interview en backstage de la Z7. C’est avec un français impeccable que le jovial Tessinois s’entretient avec votre serviteur. J’aime quand il est inutile de devoir briser la glace. Action !


Là, nous sommes à quelques minutes de votre entrée en scène pour votre concert en ouverture de Arch Enemy. Comment tu te sens ?
O
n est tous très motivés. C’est un week-end assez spécial, car nous avons joué hier en Bulgarie et ce soir ici en ouverture de Arch Enemy ! C’est un plaisir d’être ici aujourd’hui !

Votre dernier single s’intitule ‘ Question everything’. Quelles sont les questions que le groupe se pose ?
(rire) Ce titre parle en fait du business musical. On pense beaucoup trop à l’argent, c’est lui qui parle finalement et pas toujours le talent d’un ou une artiste. Donc ceci est notre point de vue avec lequel nous avons raconté une histoire, mais sur le ton de l’humour.

Dans votre clip, il y a un Chihuahua qui a une sacrée bonne bouille ! Il est à qui ?
Il est à un de nos amis. En fait, la propriétaire était la copine du directeur du tournage. Et on trouvait qu’il s’intégrait parfaitement à l’atmosphère du clip. (rires)

Quel est votre secret pour si bien alterner dans votre musique agressivité et délicatesse ?
Je ne connais pas mon secret (rire) nous sommes impulsifs, c’est instinctif et nous travaillons tout en feeling. C’est en fait un processus très naturel de notre part.

J’ai vu que vous avez beaucoup joué en Afrique du Sud. Il y a-t-il un lien particulier avec ce pays ?
L
e dernier tour là-bas était en février dernier. Un promoteur de ce pays nous proposa d’y jouer, car il a vu qu’il y avait du potentiel pour nous. Et c’était absolument la folie, la réponse du public était incroyable. Je n’aurais jamais cru cela possible. Il n’y a pas de lien à proprement dit avec le pays, mais voilà, un promoteur nous aime bien et nous offre la possibilité de s’y produire.

En regardant vos dates de concert, je m’aperçois que vous avez plus joué à l’étranger qu’en Suisse Romande par exemple.
Oui absolument c’est vrai ! Nous avons plus joué à l’extérieur qu’en Suisse. Je ne sais même pas te dire pourquoi en fait. C’est dommage, car par exemple en Suisse Romande il y a de très bonnes salles et de très bons festivals. Par contre nous sommes toujours disponibles et prêts à jouer n’importe où.

Il faut dire à Andy (leur booker) de mettre le paquet sur la Suisse !
(rire) oui, tu as raison ! On va lui dire !

Si je te dis que ton groupe serait l’enfant du couple In Flames/ Killswitch Engage, que me réponds-tu ?
(visiblement touché) je te dis tout de suite que ces deux groupes nous les avons beaucoup écouté. C’est vrai que, surtout par rapport à In Flames, nous sommes influencés. Mais malgré le fait de ces influences, nous faisons notre propre musique avec notre sauce à nous. Nous voulons avoir un style qui nous est propre.  Il faut avoir des références, mais elles ne doivent jamais prendre le dessus.

Est-ce que tu aurais des scoops concernant le groupe, des annonces de concert à faire etc…lâches-toi !
Nous sommes en train de faire le nouvel album, qui selon notre idée, devrait sortir à la fin de l’année. Durant cet été nous jouons dans le Canton de Uri au Rüchä Rock le 19 juillet. Et nous sommes en train d’attendre la confirmation pour une tournée en Asie ! Je pense que cela se fera en septembre prochain, mais nous ne savons pas encore où exactement.

Dans votre clip, on vous voit insérer une vielle cassette dans un appareil. Est-ce que c’est votre façon de nous dire que la manière de consommer la musique était mieux avant ? Même si vous êtes sur Youtube, spotify etc…
Il est vrai qu’avec les différents supports actuels, il est plus simple de découvrir les groupes, de nouveaux styles. Je pense que c’est le futur et je suis d’accord avec ça. Quand j’étais petit (Kevin a 34 ans) c’était génial aussi. J’ai toujours le réflex d’acheter un CD, ça reste important pour moi. Mon opinion, c’est qu’acheter de la musique, c’est acheter un CD, ouvrir la boîte, regarder le petit bouquin, les paroles, qui est le producteur etc…

Penses-tu que c’est une manière réservée aux musiciens principalement ?
Je pense que oui. Pour les autres, c’est peut-être moins important. On écoute trente secondes d’un morceau et on passe. Ce n’est plus une sorte de rituel que d’écouter un album. C’est quelque chose que je n’aime pas. Il faut prendre le temps d’écouter attentivement la musique.

Pour en revenir à votre futur album, votre single est-il un bon aperçu du résultat final ?
Nous avons la nostalgie de ce que nous avions fait par le passé. Par exemple l’album Gift of Life. On a donc pris nos vieilles influences et on a fait un mix de tout ça. Nous avons essayé de faire quelque chose de dynamique. Luca et Fernando sont les compositeurs principaux. C’est quand même un vrai travail de groupe.

Qu’est-ce qui te passe par la tête maintenant, dis-moi !
Pour être honnête, je suis préoccupé. Nous avons dû attendre plusieurs heures à l’aéroport et j’ai perdu ma voix peut-être à cause de la climatisation. Là, je suis en train d’essayer de comprendre ma voix et ça me fait soucis. Mais nous allons donner le maximum ce soir, c’est certain. Et aussi désolé un peu pour mon français (rire) je l’ai un peu perdu.

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