© Yannik Waeber, YW Photography http://ywphoto.ch

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Le 4 septembre avait lieu la répétition du projet réunissant un groupe de metal et un orchestre, dont on vous parlait il y a quelques jours sous ce lien et qui aura lieu les 17 et 18 septembre à Fri-Son. L’occasion pour nous de poser quelques questions au groupe Burden Remains ainsi qu’à deux membres de l’orchestre!


Comment le projet est-il né?
Manfred avait déjà lancé un projet similaire avec un groupe de rock. Il y a deux ans, il nous a demandé si nous voulions participer à ce projet-là. On connait Manfred car on vient tous de la Singine et qu’on se croise au Bad Bonn : Lorsqu’il nous l’a proposé, nous n’avons pas hésité à nous lancer, mais voulions le faire correctement donc avec de tous nouveau morceaux et à Fri-Son.

Quels sont les principaux défis d’organiser un tel événement?

Il y en avait tellement! Le plus drôle, c’était aujourd’hui peut-être, lorsque nous avons joué pour la première fois ensemble, car nous n’avons pas le même langage musical. Quand Manfred a dit ‘on commence à la mesure 99’, avec le groupe on s’est dit ‘tiens, ça doit être le refrain ça?’ Cela a très bien fonctionné musicalement et personnellement. La difficulté pour nous était de lire des notes car nous ne sommes pas habitués à le faire. On a de lointains souvenirs des cours de musique au collège, mais cela a pris des milliers d’heures!

© Yannik Waeber, YW Photography http://ywphoto.ch

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Vous pensez que le milieu metal est assez ouvert pour ce genre de nouveautés?

Je pense que oui, c’est quelque chose d’exceptionnel de fusionner deux genres. D’autres groupes l’ont déjà fait, mais avec des morceaux déjà existants adaptés avec un orchestre. Ici il s’agit de nouveaux morceaux. Les gens du metal sont assez ouverts en général, ce qu’on ne remarque pas forcément au premier abord parfois! Mais tout le monde aime lorsque la musique est intéressante. On aime avoir des nouveaux défis, et pour Fribourg c’est quelque chose de grand et je suis sûr que les gens vont aimer ça.

En tant que musiciens, qu’est ce que cette expérience vous a apporté?

Pour nous c’était l’occasion de pousser la musique encore plus loin, de chercher à expérimenter. Aujourd’hui, lorsqu’on a joué pour la première fois ensemble, je ne pouvais pas arrêter de sourire. Des personnes m’ont dit ‘Mais c’est incroyable, tu joues de la musique agressive mais tu souries tout le temps!’ Mais je ne pouvais pas m’arrêter de sourire tellement c’était super !

Cela représente deux ans de préparation, dont une année pour faire les démos. Dans le local on écoutait les démos en format midi, pour avoir une idée de la façon dont ça sonnerait, mais il n’y aucune dynamique avec ce format. On a eu des débats animés par rapport à certaines notes qui sonnaient faux aux oreilles de Manfred mais pas aux notres, on a pu échanger des idées, c’était génial. L’automne passé, nous avons eu une semaine de vacances. Manfred était dans une petite salle à côté de notre local de répét’ et de temps en temps il venait vers nous ou nous allions vers lui en disant «Hey j’ai une idée!» .

Que ce soit nous où Manfred, nous sommes des personnes qui cherchent à repousser les frontières. On lui a donné carte blanche tout en disant que si ça ne nous plaisait pas, on le dirait. Mais c’est rarement le cas! Cela donne une nouvelle dimension à la musique. C’est comme un western sans western mais avec du metal. C’est Ennio Moricone avec du metal.

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Mike et Nicolas, membres de l’orchestre (saxophoniste et clarinettiste) ont ajouté :

C’est carrément deux mondes différents mais je pense qu’on a réussi à fusionner le tout. On ne se rendait pas compte de ce que cela représentait de jouer avec un groupe de metal. Lorsqu’on a reçu les partitions les membres du groupe sont venus, nous on accompagné mais on n’était pas encore entraînés et dans la matière. c’était dans un local de fanfare à Guin. C’était aussi l’occasion de faire connaissance.

C’est une expérience unique et c’est assez difficile à expliquer concrètement tout ce que l’on en a retiré. Chaque musicien fait partie d’une société de musique de la région, c’est un partage qui est unique pour tout le monde. Ce qu’il faut signaler aussi c’est que Manfred vient du monde de la musique classique ‘écrite’ si on peut le dire ainsi, et il a vraiment le feeling nécessaire pour faire des choses pareilles, ce n’est pas évident d’écrire et d’arranger des morceaux metal!

Pour nous ce qui est génial c’est de pouvoir jouer dans Fri-Son. Normalement nous avons un concert annuel et un concert d’hiver.

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